ECOLES DE MANAGEMENT

Distanciel : l’ESC Clermont BS fait le bilan avec ses étudiants

La business school clermontoise a mené l’enquête auprès de ses étudiants pour connaître leurs retours sur le passage au distanciel. Il en ressort que si 88% des étudiants n’ont pas eu de souci avec le passage en distanciel via Microsoft Teams, que si 83% considèrent que les enseignants sont restés disponibles et à leur écoute, que si enfin 62% des étudiants en master Grande école n’ont pas perçu de rupture dans les enseignements, néanmoins 61% préfèrent l’animation que permet le présentiel et 80% pensent qu’ainsi la qualité des cours en présentiel est meilleure. Avec le distanciel, les principales difficultés mises en avant sont l’isolement, l’environnement « maison » peu propice à des cours, la difficulté à réaliser des travaux de groupe et la surcharge de travail. Cette dernière est réelle, mais accentuée par l’obligation de travailler beaucoup plus seul. Le groupe n’est plus là pour soutenir.

La rentrée 2020 se fera à la date initiale prévue dans des conditions présentielles aménagées pour respecter les consignes en vigueur : accueil par petits groupes, hybridation des cours en présentiel et distancielle dans certains cas. Les seules différences par rapport à une rentrée classique seront de ne pas maintenir le traditionnel week-end d’intégration et de permettre aux étudiants internationaux qui seraient empêchés une rentrée « distancielle ».

Dans le même temps, le scénario nécessitant de repasser en full distanciel en cas de nouvelle crise sanitaire n’est pas écarté, la DSI travaillant sur l’optimisation fonctionnelle de la plateforme utilisée cette année (Microsoft teams) et le LearningLab de l’Ecole qui rédige un « cahier de bonnes pratiques » sur l’enseignement à distance à partir des retours d’expériences internes.

Mais qu’en disent exactement les étudiants. L’ESC Clermont a produit un verbatim. Sur les côtés positifs du distanciel :

  • Les élèves habituellement perturbateurs peuvent enfin se « mute »…
  • C’est un peu paradoxal mais il est plus facile de suivre car nous écoutons que la voix du professeur et nous ne sommes pas distraits par les bavardages/environnement.
  • Nous avons créé un lien différent avec les professeurs, il y a moins de distance dans la façon de parler, l’esprit est plus détendu.
  • C’est très bien, temporairement.
  • Les cours en distanciel demandent + de travail personnel et je me sens plus impliqué dans le cours.

Et les inconvénients du distanciel :

  • Les professeurs compensent le fait qu’on ne se voit pas par une quantité de devoirs astronomique, que nous ne ferions jamais en période normale.
  • le réseau n’est pas toujours au beau fixe… mon ordinateur est très lent
  • Le plus dur est de se concentrer devant son ordinateur qui parle durant plusieurs heures…
  • Ce qui est beaucoup moins appréciable c’est que la cadence paraît beaucoup plus élevée car nous devons naviguer entre 2 fenêtres sur l’ordinateur : la présentation/explications/corrections…
  • Certains s’amusent à couper le micro du professeur ou à enlever les élèves du cours.
  • On perd le « rythme scolaire » et il n’y a plus de rupture avec la vie personnelle.
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Olivier Rollot est directeur du pôle Information & Data de HEADway Advisory depuis 2012. Il est rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire), de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel) et de "Espace Prépas". Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant, Olivier Rollot est également l'un des experts français de la Génération Y à laquelle il a consacré un livre : "La Génération Y" (PUF, 2012).

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