« A Dijon pousse tout un écosystème autour des biotechnologies et de la pharmacie et il manquait une école en biotechnologies et nous avons été sollicités par le territoire pour nous implanter. » La directrice générale de l’école d’ingénieurs spécialisée dans les biotech EBI, Clémence Bernard, lance également une filière d’apprentissage.
180 élèves à Dijon. L’EBI est encore en phase d’habilitation par la Commission des titres d’ingénieur (CTI) pour l’ouverture d’un cycle ingénieur spécialisé en bio production et biothérapies. Ce nouveau cycle recevra 180 élèves à la rentrée 2027 au sein d’un bâtiment qui recevra également le Cesi et l’EBI. L’école y reçoit une subvention de Dijon Métropole pour financer les travaux et de la région pour financer les équipements scientifiques. « D’autres territoires nous ont sollicité mais les contextes politiques sont très mouvants alors qu’avec Dijon tout a toujours été très clair », commente la directrice qui n’a pas aujourd’hui de nouveaux projets d’implantation.
30 apprentis. Autre grande nouveauté cette année : la création d’une filière d’apprentissage qui recevra 30 élèves cette année sur un modèle CTI « FISEA » c’est-à-dire en quatrième et cinquième année. « Nous voulons qu’ils aient déjà une expérience en stage avant d’entrer dans une seule entreprise pendant deux ans », explique Clémence Bernard.
100 % tournée autour du vivant. Au début des années 1990, l’EBI est pensée comme la « première école 100 % tournée autour du vivant ». Historiquement centrée sur le diplôme d’ingénieur, l’école a progressivement élargi son offre avec un bachelor, puis deux mastères spécialisés. Aujourd’hui elle fait évoluer ses cursus. Son bachelor a été recentré sur deux axes jugés prioritaires par les industriels : la formulation et la bio production. Quant à lui le cursus ingénieur, renforce encore l’immersion professionnelle. Projets de fin d’études sur des cas réels, équipes mixtes entre bachelors et ingénieurs, jurys réunissant des dizaines de professionnels, certifications complémentaires en qualité ou en sécurité industrielle : l’école cherche à coller au plus près des attentes des entreprises.
Une recherche appliquée, visible sur le campus. Autre pilier revendiqué : la recherche. L’EBI met en avant une unité de recherche structurée installée sur son campus de Cergy. Ses enseignants-chercheurs travaillent dans 11 laboratoires internes, aux côtés des doctorants et des étudiants, sur des équipements proches de ceux de l’industrie. L’école a réorganisé ses travaux autour de trois axes : bio production et bioressources, formulation et sensoriel, santé et biothérapies.
Le défi de la notoriété. L’EBI affirme disposer des locaux, des partenaires et des débouchés. « Ce qui nous manque pour nous développer et répondre aux demandes des entreprises ce sont les candidats » regrette Clémence Bernard en évoquant la difficulté croissante à attirer des lycéens vers les sciences du vivant. D’où sa volonté de mieux faire connaître ces métiers, en ouvrant ses portes aux collégiens, lycéens et même aux élèves de primaire, via des ateliers, vulgarisation et actions de médiation scientifique.