ECOLE D’INGÉNIEURS

« Mercato » des écoles d’ingénieurs : Christophe Digne quitte Télécom SudParis

Quels directeurs d’écoles d’ingénieurs ont été nommés en 2019-2020 ? Nous faisons le point après chaque nomination.

  • Télécom SudParis

Christophe Digne quitte le 7 septembre la direction de Télécom SudParis pour devenir directeur général adjoint de la Direction générale des fréquences. Il dirigeait l’école de l’IMT (Institut Mines Télécom) depuis janvier 2013 après avoir été notamment chef de la mission de tutelle des écoles au Conseil général de l’économie. Il est diplômé de l’Ecole polytechnique et de Télécom Paris.

–> Hervé Debar, tout nouveau directeur de la recherche et des formations doctorales de l’école, assure l’intérim en attendant une nomination.

  • École supérieure d’ingénieurs en agroalimentaire de Bretagne atlantique

Gaétan Le Floch a été nommé directeur de l’École supérieure d’ingénieurs en agroalimentaire de Bretagne atlantique (ESIAB) de l’université de Bretagne Occidentale pour un mandat de cinq ans à compter du 1er septembre 2020. Maître de conférences en microbiologie, il en était directeur adjoint depuis 2018.

  • Télécom Physique Strasbourg

Christophe Collet a été nommé directeur de Télécom Physique Strasbourg de l’université de Strasbourg pour une durée de cinq ans à compter du 5 septembre 2020. Une école qu’il connaît plus que bien puisqu’il y est entré il y a maintenant dix-neuf ans. Il est titulaire d’un DEA en traitement du signal de l’université Paris-Sud, d’un doctorat dans le même domaine de Télécom Bretagne et a obtenu son HDR à l’université de Bretagne occidentale.

  • Centrale Nantes

Jean-Baptiste Avrillier a été choisi par le conseil d’administration de Centrale Nantes pour prendre la direction de l’école nantaise. Celui qui est aujourd’hui directeur opérationnel de l’Isite nantais se retrouve ainsi en charge du destin d’une école qui a fait capoter son projet. En octobre 2019, le vote défavorable du conseil d’administration de Centrale Nantes sur la constitution d’une nouvelle université avait en effet entraîné l’arrêt du projet et de l’Isite NExT qui lui était lié. Deux mois plus tard, en décembre 2019, le conseil d’administration avait refusé de renouveler sa confiance à Arnaud Poitou, le directeur de l’école, ce qui avait amené sa démission. Depuis l’ancien directeur de l’Insa Strasbourg et président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieur (Cdefi), Marc Renner, assurait l’administration de l’école. Sous sa houlette le 4 juin dernier le conseil d’administration de Centrale Nantes se prononçait de nouveau en faveur de la création d’un établissement expérimental dans lequel « l’École Centrale de Nantes, établissement composante, aurait vocation à fédérer l’ingénierie ». Un nouveau contexte dans lequel Jean-Baptiste Avrillier (X96) devrait avoir le profil idoine pour convaincre le jury international de la pertinence d’un Isite (NeXT2) revisité à l’automne 2021 préfigurant enfin la création de la grande Université de Nantes en 2022.

  • Toulouse INP

Catherine Xuereb, 57 ans, a été élue présidente de Toulouse INP le 29 juin par 23 voix pour et 3 abstentions en juillet 2020. Elle succède à Olivier Simonin, qui présidait Toulouse INP depuis 2012. Chercheuse au CNRS, Catherine Xuereb était depuis 2000 directrice de recherche au Laboratoire de Génie Chimique (UMR CNRS/UPS/Toulouse INP). A Toulouse INP, elle a déjà occupé les fonctions de directrice de la recherche (2006 à 2007) et de vice-présidente Recherche & valorisation (2012 à 2016). Ingénieur diplômée de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de génie chimique (ENSIGC – aujourd’hui Toulouse INP-ENSIACET), docteur en Génie des procédés (Université de Toulouse), HDR, elle a débuté dans la Recherche en 1989 chez SANOFI Bio-Industries (post-doctorat). Elle exerce ensuite différentes fonctions : chargée de mission à la DRRT Midi-Pyrénées, directrice de la recherche de Toulouse INP, chargée de mission enseignement supérieur, recherche et transferts de technologies à la Préfecture de Région Midi-Pyrénées, vice-présidente recherche & valorisation à Toulouse INP.

  • Polytech Grenoble

Céline Darie a été élue directrice de Polytech Grenoble en juin 2020. Elle succède à Françoise Delpech, directrice depuis 2013. Ingénieure diplômée de l’ENSCMu (École nationale supérieure de chimie de Mulhouse), Céline Darie a obtenu son doctorat, en 1994 à l’Université de Haute Alsace à Mulhouse. Elle a commencé à enseigner pendant son doctorat puis a été nommée maître de conférences à l’Université Joseph Fourier en 1996. Elle a obtenu en 2005 son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) et est devenue professeure des universités en Chimie des Matériaux en 2018.

  • Grenoble INP

Pierre Benech a été reconduit dans ses fonctions d’administrateur général de Grenoble INP pour un mandat de 4 ans par l’assemblée de l’Institut d’ingénierie et de management de l’Université Grenoble Alpes. Son nouveau mandat prendra effet le 29 février 2020. Sous l’appellation de Grenoble INP Institut d’ingénierie et de management de l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP compte en tout huit écoles depuis janvier 2020 avec l’apport de Polytech Grenoble et de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) Grenoble

Administrateur général depuis novembre 2017 et le départ de Brigitte Plateau pour la Dgesip, Pierre Benech est professeur d’optoélectronique de Grenoble INP. Spécialiste en optoélectronique appliquée au domaine des télécommunications et des capteurs, il avait assumé auparavant les responsabilités de directeur adjoint de son laboratoire de recherche, le LEMO, durant 8 ans et de responsable d’un groupe de recherche. Par ailleurs, il a une expérience de valorisation importante avec la participation à la création de quatre startups, au dépôt d’une quinzaine de brevets et en étant, de nombreuses années, conseiller scientifique de plusieurs sociétés. Il a été chargé de mission entre 2005 et 2007 pour la création de Grenoble INP – Phelma avant d’en être le directeur jusqu’en 2015 où il a pris les fonctions de vice-président du conseil d’administration.

–> Relire l’entretien que nous avait accordé Pierre Benech en juillet 2019.

  • EISINe Reims

Véronique Carré-Ménétrier a été nommée directrice de l’École d’ingénieurs en sciences industrielles et du numérique de l’université de Reims (EISINe), pour une durée de cinq ans en février 2020. Professeur des universités, titulaire d’un doctorat et d’une HDR de l’université Reims Champagne-Ardenne, elle a été directrice du Cnam Champagne-Ardenne de 2010 à 2013 puis conseillère académique du rectorat de l’académie de Reims avant d’intégrer l’université Reims Champagne-Ardenne en 2002. Elle succède à Jean-Paul Chopard.

  • École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie (Enssat)

Marie-Catherine Mouchot a été nommée directrice de l’École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie (Enssat), pour un mandat de cinq ans, à compter du 1er janvier 2020. Diplômée en 1984 de l’Université Laval (Québec), Marie-Catherine Mouchot a débuté sa carrière à la direction des Applications du Centre canadien de télédétection à Ottawa (Canada). Après avoir travaillé en collaboration avec l’Ifremer, elle a rejoint en 1992 le département image et traitement de l’information de Télécom Bretagne à Brest comme enseignante- chercheure en charge des enseignements en télédétection. Elle a successivement été directrice des relations extérieures puis chargée de l’animation des projets stratégiques depuis la création, en 2017, d’IMT Atlantique par fusion de Télécom Bretagne et Mines Nantes.

–> Jean-Christophe Pettier (son prédécesseur durant 2 mandats : 2009-2019), ainsi que Pascal Besnard (directeur de l’Institut Foton et actuel second directeur-adjoint de l’Enssat), continuent de s’impliquer dans la direction de l’Enssat puisqu’ils seront directeurs-adjoints en secondant Marie-Catherine Mouchot.

  • Centrale Nantes

Marc Renner a été nommé le 15 janvier 2020 administrateur provisoire de Centrale Nantes suite à la démission d’Arnaud Poitou le 31 décembre. On attend maintenant la nomination d’un nouveau directeur. C’est un peu l’histoire qui se répète puisqu’un autre directeur par intérim, Armel de La Bourdonnaye, avait déjà été nommé pour succéder à Arnaud Poitou – et précéder son retour – de septembre 2017 à janvier 2018. Comme Armel de La Bourdonnaye Marc Renner a été président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieur (Cdefi) – il lui a d’ailleurs succédé – avant de quitter la direction de l’Insa Strasbourg pour rejoindre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce Mulhousien y occupe depuis début 2019 un poste de conseiller de sites et d’établissements en charge d’un grand quart Ouest de la France. Et son plus important dossier était déjà la création de l’Isite nantais auquel le gouvernement et le secrétariat général pour l’investissement viennent de redonner une nouvelle chance. Qui n’exclut pas le retour de l’Ecole centrale de Nantes en son sein…

–> Relire l’entretien que Marc Renner nous avait accordé fin 2018 à la fin de son mandat.

  • Grenoble INP-Esisar

Eduardo Mendes a été nommé directeur de l’École nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux (Esisar) de Grenoble INP en mars 2020. Eduardo Mendes est professeur des Universités dans la section Génie Informatique, automatique et traitement du signal depuis septembre 2002. Après des études d’ingénieur à l’ENSEA (Ecole Nationale Supérieure de l’Electronique et de ses Applications), il obtient son doctorat à l’Université Paris 6. Il est ensuite maître de vonférence à l’Université d’Evry – Val d’Essone puis l’Université Paris-Sud Orsay, où il obtient son HDR en 2000, avant de rejoindre Grenoble INP – Esisar en 2002 à Valence. Après avoir assuré différentes responsabilités au sein de l’école, il en devient en 2019 directeur adjoint.

  • Insa Lyon

Frédéric Fotiadu a pris la direction de l’Insa Lyon le 12 novembre 2019 (il a été officiellement nommé rétroactivement au 1er novembre). Il succède ainsi à Eric Maurincomme le lendemain de son départ de la direction de Centrale Marseille. Après dix ans à la tête de la Grande école phocéenne, qu’il avait rejoint comme professeur à sa création en 2003, le voilà à la tête d’une école au périmètre six fois plus important et qui sort d’une grave crise de gouvernance et de projet. Un challenge qui ne lui fait pas peur et déjà il s’est investi dans le dossier de l’Idex et de la construction de l’université de Lyon dont son établissement s’est détaché cet été alors qu’il en était l’un des cinq membres fondateurs.

  • Centrale Marseille

Carole Deumié a été nommée directrice de l’École centrale de Marseille pour un mandat de cinq ans à compter du 1er novembre 2019. Jusqu’ici directrice de la formation et de la vie de l’élève, elle succède à Frédéric Fotiadu. Diplômée de Centrale Marseille en 1993 (alors ENSPM, École nationale supérieure de physique de Marseille) et d’un DEA Optique et traitement des images, Carole Deumié est agrégée de sciences physiques et titulaire d’un doctorat en optique, électromagnétisme et images (1997) de l’Université d’Aix-Marseille. Elle commence sa carrière en 1998 comme maître de conférence à l’ENSPM, qui devient l’École généraliste d’ingénieurs de Marseille en 2003, puis Centrale Marseille en 2006. En 2007, elle prend la direction des études des 1re et 2e années puis, dès 2008, occupe les fonctions de directrice de la formation et mène plusieurs réformes pour l’essor de l’établissement : ouverture de Masters et Mastères, internationalisation du cursus, création de la formation d’ingénieur généraliste par voie d’apprentissage et généralisation du rythme de l’alternance à l’ensemble des élèves. Depuis 2012, elle est responsable de l’équipe DiMABio (diffusion en milieux aléatoires et tissus biologiques) qu’elle a créée au sein de l’Institut Fresnel.

  • Polytech Montpellier

Lionel Torres a été nommé directeur de l’École polytechnique universitaire de l’université de Montpellier (Polytech Montpellier), pour une durée de cinq ans, à compter du 1er décembre 2019. Il succède à Serge Pravossoudovitch, directeur depuis 2009. Il était depuis 1997 professeur des universités à l’université de Montpellier où il a obtenu son doctorat. Depuis 2015, il en était directeur adjoint délégué aux partenariats et aux relations internationales.

  • École nationale supérieure d’ingénieurs de Caen

Jean-François Hamet a été nommé directeur de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Caen, pour une durée de cinq ans, à compter du 1er décembre 2019. Titulaire d’un DEA de physique en 1985, il rédige une thèse sur les bicristaux de silicium et soutiendra en 1989 à l’université de Caen. Il obtiendra une HDR sept ans plus tard. Il démarre sa carrière à l’université de Caen où il est maître de conférences dès 1989 jusqu’en 1999, année durant laquelle il accède au poste de professeur des universités à l’ENSI Caen. Il devient directeur des études en 2008 puis devient DGA avant d’accéder à la direction générale en 2014 et est renouvelé pour une durée de 5 ans en 2019.

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Olivier Rollot
Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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