POLITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle: on en sait un peu plus

« Les Echos » ont révélé le 15 décembre quelques points sur ce qui pourrait finalement advenir de la taxe professionnelle après les travaux entrepris par une commission depuis le 10 novembre. Première information : les contrats d’apprentissage et de professionnalisation pourraient être financés par une taxe unique fixée à 0,85% de la masse salariale, c’est à dire le même niveau qu’aujourd’hui, auquel s’ajouterait 0,15% pour couvrir le « hors quota » ou « barème ». Les établissements d’enseignement supérieur, et au premier chef les grandes écoles, pourraient ainsi conserver une partie de leurs ressources dans une période qui n’en devrait pas moins être de transition.

Mais ce qui va sans aucun doute provoquer les oppositions les plus fortes est du côté de la répartition des sommes prélevées. Aujourd’hui 51% de la collecte, soit 1,6 milliard d’euros, passe pas les conseils régionaux. Demain la totalité de la collecte serait distribuée par les branches (ce qu’elles font déjà pour les contrats de professionnalisation), 70% de son montant étant affectés aux OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) les plus riches, le reste à un fond de péréquation. De quoi donner des sueurs froides à ceux qui se souviennent comment en 2004, à la disparition du contrat de qualification, de nombreux jeunes s’étaient retrouvés « orphelins » de tout financement les branches professionnelles privilégiant les emplois stricto sensu de leur ressort (plasturgiste, mécanicien, etc.) au détriment des emplois « transversaux » (comptables, informaticien, etc.).

Dernière nouveauté qui n’est pas neutre : comme c’est le cas pour les contrats de professionnalisation, les CFA seraient rétribués en fonction de leurs effectifs. Ce qui là aussi va provoquer bien des crispations. « Au vu de l’importance de nos investissements pour maintenir des plateaux techniques de qualité nous préférons une rémunération globale en fonction de nos résultats », avait prévenu le 14 décembre le président de la CCI Paris Ile-de-France, Didier Kling.

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Ancien directeur de la rédaction de l’Etudiant, ancien rédacteur en chef du Monde Etudiant. Olivier Rollot a développé de nombreuses expertises au service des communautés éducatives. Son expérience fait de lui un expert confirmé des stratégies de relation presse et des enjeux de communication et d’image pour l’enseignement supérieur. Il est également un expert reconnu des pédagogies innovantes et des nouveaux publics de l’enseignement supérieur, il est en effet l'un des experts français de la Génération Y. Olivier Rollot est directeur exécutif du pôle communication de HEADway Advisory depuis 2012 et rédacteur en chef de "l’Essentiel du Sup" (newsletter hebdomadaire) et de "l’Essentiel Prépas" (webzine mensuel).

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