Qui sont les présidents d’université?

by Olivier Rollot

Régulièrement de nouveaux présidents sont élus dans les universités françaises. Mais qui sont-ils ? Nous avons tracé leur profil et en tirons quelques conclusions… Le président d’université type est d’abord un enseignant-chercheur ayant passé une très grande partie de sa carrière dans l’enseignement supérieur public. Le doctorat est quasiment la norme dans le corpus. Beaucoup possèdent également une HDR et sont professeurs des universités. Les médecins suivent une voie parallèle — doctorat en médecine, spécialisation, carrière de PU-PH — comme Régis Bordet à Lille, Bruno Lina à Lyon 1, Pierre Wolkenstein à l’UPEC, Odile Rauzy à Toulouse ou Loïc Josseran à l’UVSQ. Le parcours dominant est :master/DEA → doctorat → maître de conférences → habilitation à diriger des recherches → professeur des universités → responsabilités académiques → présidence.

Quelques exemples sont particulièrement parlants. Dean Lewis a été directeur d’UFR puis vice-président avant de présider Bordeaux 1 puis l’Université de Bordeaux. Hélène Boulanger a dirigé un collegium avant de devenir première vice-présidente puis présidente de l’Université de Lorraine. Laurent Bordes a été directeur de laboratoire, vice-président recherche puis directeur de collège avant de présider l’UPPA. Florent Pigeon a dirigé le laboratoire Hubert Curien puis occupé plusieurs vice-présidences avant de devenir président de Jean Monnet Saint-Étienne.

La vice-présidence du conseil d’administration, de la recherche ou de la formation apparaît ainsi comme l’un des principaux sas vers la fonction suprême.

Une fonction encore très masculine. Sur les 67 dirigeants d’universités figurant dans notre corpus — en comptant Martine Sebéloué, administratrice provisoire de l’Université de Guyane — on compte 51 hommes et 17 femmes, soit exactement 75 % d’hommes et 25 % de femmes.

Les scientifiques dominent nettement. En regroupant les formations initiales et disciplines de recherche des 67 responsables universitaires, on obtient approximativement la structure suivante :

DISCIPLINE D’ORIGINE Nombre Part
Sciences, mathématiques, informatique, ingénierie 25 37 %
Lettres, histoire, géographie, psychologie, sciences sociales 15 22 %
Sciences de la vie, santé, médecine, STAPS 12 18 %
Droit et science politique 10 15 %
Économie et gestion 5 7 %

L’informatique, les mathématiques et la physique sont particulièrement présentes : Yassine Lakhnech à Grenoble, Nathalie Drach-Temam à Sorbonne Université, Georges Linarès à Avignon, Dominique Federici en Corse, Pascal Leroux au Mans, Pierre-Alain Muller en Haute-Alsace ou encore Bruno Bouchard à Dauphine en sont des exemples.

Le droit constitue également une véritable filière d’accès à la présidence : Philippe Augé à Montpellier, Christine Neau-Leduc à Paris 1, Stéphane Braconnier à Assas, Frédérique Berrod à Strasbourg ou Hugues Kenfack à Toulouse Capitole.

À l’inverse, l’économie et surtout la gestion sont relativement peu représentées. C’est assez frappant pour une fonction comportant pourtant désormais une dimension importante de management, de finances, de ressources humaines et de stratégie.

Une forte prime au parcours interne. Autre phénomène remarquable : beaucoup de présidents ont effectué une part considérable, parfois presque la totalité, de leur carrière dans l’établissement qu’ils dirigent. Certains y ont même été étudiants. Pascal Olivard est passé du statut d’étudiant à celui de professeur, doyen puis président de l’Université de Bretagne Occidentale. Bruno Bouchard a effectué ses études à Dauphine avant d’y devenir professeur puis président. Pascal Leroux a étudié au Mans avant d’y construire sa carrière académique. Laurent Bordes ou Vincent Jolivet présentent également des trajectoires très fortement liées à leur établissement. La connaissance intime de l’université constitue donc manifestement un capital important lors des élections internes. Cela produit un modèle assez différent de celui des grandes écoles : le marché des présidents d’université reste peu externalisé. Les mobilités directes d’une université à une autre pour accéder à la présidence semblent relativement rares.

Quelques profils échappent cependant à ce modèle. Certains dirigeants présentent des trajectoires plus diversifiées:

  • Camille Galap est probablement l’un des cas les plus nets : ancien président de l’Université du Havre, vice-président de la CPU, responsable au CNED, recteur de Guadeloupe, conseiller ministériel puis administrateur provisoire de plusieurs établissements avant de devenir président de Paris-Saclay. Son parcours relève presque d’une carrière professionnelle de dirigeant de l’ESR.
  • Gérard Blanchard a quitté la présidence de La Rochelle pour devenir vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine avant de revenir à la tête de l’université.
  • Daniel Mouchard-Zay présente également un profil plus hybride. Professeur de science politique, il a été vice-président de la Sorbonne Nouvelle, mais a aussi passé huit années à la Ville de Paris comme conseiller puis directeur de cabinet chargé notamment des questions d’enseignement supérieur avant de revenir dans l’université.
  • Les médecins dirigeants de CHU constituent une autre variante : leur expérience de management hospitalier leur donne souvent une responsabilité opérationnelle importante avant même la présidence universitaire.

Les femmes ont des profils disciplinaires sensiblement différents. Parmi les 16 femmes du corpus universitaire, la répartition est particulièrement intéressante:

  • 7 viennent des lettres et sciences humaines et sociales ;
  • 3 du droit ;
  • 2 de l’économie ;
  • 2 des sciences du vivant ou de la santé ;
  • seulement 2 des sciences exactes, de l’informatique ou de l’ingénierie.

Les deux principales exceptions dans les sciences dites « dures » sont Nathalie Drach-Temam, informaticienne à Sorbonne Université, et Martine Sebéloué, électronicienne, actuellement administratrice provisoire de l’Université de Guyane. Les présidentes sont donc proportionnellement beaucoup plus présentes dans les SHS, le droit et les humanités, tandis que la forte domination masculine des présidences est encore plus prononcée parmi les établissements dirigés par des physiciens, informaticiens, mathématiciens ou ingénieurs.

Le portrait-robot. Le président d’université français serait donc un homme, professeur des universités, titulaire d’un doctorat et souvent d’une HDR, issu plutôt des sciences, ayant effectué une longue carrière dans le même établissement et ayant successivement dirigé une formation, un département, un laboratoire ou une composante avant d’exercer une vice-présidence.

Aix-Marseille Université — Éric Berton

Professeur des universités et spécialiste des sciences du mouvement, Éric Berton préside Aix-Marseille Université, l’un des plus importants établissements français par ses effectifs. Son parcours s’inscrit largement dans l’enseignement supérieur et la recherche en sciences du sport, en biomécanique et en physiologie. Avant d’accéder à la présidence, il a exercé plusieurs responsabilités académiques et institutionnelles au sein du site aix-marseillais, notamment à la Faculté des sciences du sport. Son profil est celui d’un enseignant-chercheur progressivement passé du pilotage d’une composante à celui d’un établissement pluridisciplinaire de très grande taille. Président depuis 2020, il conduit une université issue de la fusion, en 2012, des trois universités d’Aix-Marseille, avec des enjeux majeurs de recherche, de santé, d’internationalisation et de coordination entre de nombreux campus. France Universités le recense toujours comme président en septembre 2026.

Université d’Artois — Anne Daguet-Gagey

Historienne de la Rome antique, Anne Daguet-Gagey a été élue présidente de l’Université d’Artois en novembre 2024. Professeure d’histoire romaine dans l’établissement depuis 2012, elle est spécialiste de l’histoire politique et administrative de l’Empire romain et appartient au Centre de recherche et d’études Histoire et Sociétés. Son parcours mêle responsabilités scientifiques et gestion universitaire : elle a dirigé l’UFR Histoire, Géographie et Patrimoines de 2016 à 2021, avant de devenir vice-présidente chargée de la politique du personnel et des relations humaines à la fin de l’année 2020. Cette expérience des ressources humaines a précédé son accession à la tête de l’établissement pour un mandat de quatre ans. Son profil tranche avec celui des présidents issus des sciences ou du droit : c’est celui d’une spécialiste des humanités ayant progressivement élargi son champ d’action au pilotage institutionnel.

Université d’Angers — Françoise Grolleau

Scientifique et spécialiste des neurosciences, Françoise Grolleau préside l’Université d’Angers depuis février 2024. Docteure depuis 1996, elle rejoint l’établissement angevin en 1997, après un postdoctorat à Cambridge. Son parcours se distingue par une forte dimension européenne : elle crée en 2006 la première Cellule Europe des Pays de la Loire, puis fonde en 2011 le service Europe & Recherche du PRES L’Unam. Vice-présidente Europe et International de la Comue Université Bretagne Loire entre 2016 et 2019, elle exerce parallèlement plusieurs responsabilités à Angers, jusqu’à devenir vice-présidente chargée de l’international puis première vice-présidente. Son élection à la présidence s’inscrit donc dans une trajectoire construite au croisement de la recherche, de l’internationalisation et de la gouvernance universitaire. Elle siège également au conseil d’administration de France Universités.

Université des Antilles — Michel Geoffroy

Mathématicien, Michel Geoffroy préside l’Université des Antilles depuis février 2022. Professeur des universités depuis 2009, il a construit l’essentiel de sa carrière au sein de l’établissement antillais. Docteur en mathématiques en 1999, habilité à diriger des recherches en 2007, il devient directeur du Laboratoire de mathématiques, informatique et applications, puis exerce plusieurs responsabilités dans la gouvernance de l’ancienne Université des Antilles et de la Guyane. Vice-président délégué à la recherche entre 2009 et 2012, vice-président du pôle Guadeloupe en 2013-2014 puis vice-président du conseil d’administration à partir de 2017, il possède une connaissance approfondie des équilibres particuliers d’une université organisée entre la Guadeloupe et la Martinique. Son accession à la présidence apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un long parcours interne, scientifique autant qu’institutionnel.

Avignon Université — Georges Linarès

Informaticien spécialiste du traitement automatique de la parole et du langage, Georges Linarès préside Avignon Université depuis décembre 2023. Titulaire d’une maîtrise de mathématiques appliquées et d’un DEA de mathématiques et informatique à l’Université de Toulon, il soutient en 1998 un doctorat à Avignon. Maître de conférences dès l’année suivante, habilité à diriger des recherches en 2009, il devient professeur des universités en informatique en 2011. Ses recherches portent notamment sur la reconnaissance automatique de la parole, le traitement du langage naturel et la recherche d’information multimédia. Il a dirigé le Laboratoire informatique d’Avignon de 2010 à 2015 et codirigé le CERI, composante spécialisée en informatique. Élu président le 4 décembre 2023 pour quatre ans, il est également vice-président de France Universités chargé de la formation, de la vie étudiante et de l’insertion professionnelle.

Université Marie et Louis Pasteur de Besançon — Hugues Daussy

Historien moderniste, Hugues Daussy préside l’Université Marie et Louis Pasteur depuis avril 2025. Agrégé d’histoire en 1994 et docteur en histoire moderne en 2000, il est professeur des universités depuis 2013. Ses recherches portent principalement sur l’histoire politique du protestantisme français au XVIe siècle, notamment sur les huguenots et les affrontements confessionnels. Membre du Centre Lucien Febvre, il a été directeur adjoint du laboratoire de 2014 à 2020 et membre de l’Institut universitaire de France. Sa trajectoire de gouvernance s’est accélérée à partir de 2020 lorsqu’il devient vice-président recherche et vice-président du conseil académique de l’ancienne Université de Franche-Comté. Élu président du nouvel établissement le 17 avril 2025 avec 24 voix au second tour, il a pour mission de consolider une université née quelques mois auparavant de la transformation du paysage universitaire franc-comtois.

Université de Bordeaux — Dean Lewis

Physicien et spécialiste de l’électronique, Dean Lewis a été réélu président de l’Université de Bordeaux en janvier 2026. Ancien élève de l’ENS Cachan, agrégé de sciences physiques appliquées et docteur en électronique, il rejoint Bordeaux 1 dans les années 1990 avant d’y devenir maître de conférences puis professeur. Très tôt engagé dans la gouvernance universitaire, il dirige l’UFR de physique, devient vice-président du conseil scientifique puis président de Bordeaux 1 en 2012. À ce titre, il participe directement à la création, en 2014, de la nouvelle Université de Bordeaux issue d’une fusion. Vice-président de l’établissement fusionné, notamment chargé des ressources humaines, il en prend la présidence en 2022. Également ancien vice-président de France Universités et vice-président d’Udice depuis 2025, Dean Lewis incarne une génération de dirigeants ayant accompagné les grandes recompositions institutionnelles de l’université française.

Université Bordeaux Montaigne — Alexandre Péraud

Alexandre Péraud préside aujourd’hui l’Université Bordeaux Montaigne, établissement spécialisé dans les lettres, langues, arts et sciences humaines. Enseignant-chercheur en littérature française, son parcours académique s’inscrit dans l’étude des textes et des représentations littéraires, avant une montée progressive dans les responsabilités collectives de l’université. Son profil est représentatif de ces présidents issus des humanités qui prennent la tête d’établissements à forte identité disciplinaire, où les enjeux de gouvernance se doublent de problématiques spécifiques d’attractivité des formations, de recherche en sciences humaines et de coopération internationale. France Universités le recense comme président en exercice en septembre 2026. Les informations biographiques institutionnelles accessibles étant moins détaillées que pour d’autres présidents, il convient en revanche de rester prudent sur la chronologie précise de ses responsabilités antérieures.

Université Bourgogne Europe — Vincent Thomas

Juriste, Vincent Thomas préside l’Université Bourgogne Europe, nouvel établissement public expérimental qui a succédé à l’Université de Bourgogne. Professeur de droit privé, il avait déjà été élu à la tête de l’université bourguignonne avant d’accompagner sa transformation institutionnelle. Son mandat est donc fortement associé à la constitution d’un ensemble universitaire renouvelé, destiné à renforcer les coopérations entre établissements et acteurs de l’enseignement supérieur en Bourgogne. L’Université Bourgogne Europe est officiellement créée fin 2024 et sa nouvelle gouvernance s’installe en 2025. Vincent Thomas reste à sa tête en 2026, comme le confirment l’organisation politique et les actes du conseil d’administration de l’établissement. Son parcours illustre le rôle croissant des présidents d’université comme architectes institutionnels, chargés non seulement du fonctionnement quotidien d’un établissement, mais aussi de conduire des regroupements et des transformations statutaires complexes.

Université de Bretagne Occidentale — Pascal Olivard

Physicien de formation, Pascal Olivard connaît l’Université de Bretagne Occidentale sous presque tous ses angles : étudiant, enseignant-chercheur, doyen puis président. Après un BTS électronique, il poursuit des études d’électronique, électrotechnique et automatique à Brest et y soutient son doctorat en 1996. Maître de conférences puis professeur des universités, il dirige la faculté des sciences et techniques de 2001 à 2007. Cette année-là, il accède pour la première fois à la présidence de l’UBO, qu’il conserve jusqu’en 2016. Il dirige ensuite le regroupement Université Bretagne Loire. Revenu à la tête de l’UBO après le décès de Mathieu Gallou, il a été réélu le 6 mai 2025. Son parcours est particulièrement marqué par les politiques de site et les coopérations interuniversitaires bretonnes, qu’il a accompagnées pendant près de deux décennies.

Université Bretagne Sud — David Menier

Géoscientifique, David Menier a été élu président de l’Université Bretagne Sud en avril 2025. Agrégé de sciences de la vie et de la Terre, titulaire d’un DEA en sciences de la Terre puis d’un doctorat en géosciences marines obtenu en 2003, il effectue l’essentiel de sa carrière à l’UBS. Il y débute comme professeur agrégé en 1997, devient maître de conférences en 2005 et développe des recherches sur l’architecture sédimentaire des systèmes marins. Son parcours est aussi marqué par des responsabilités de proximité : direction de département, direction de laboratoire puis, en 2024, vice-présidence de la commission recherche. Son accession à la présidence intervient après le départ de Virginie Dupont, nommée rectrice de l’académie de Clermont-Ferrand. À la tête d’une université jeune, implantée principalement à Lorient et Vannes, il conjugue ainsi un profil scientifique lié au territoire maritime et une expérience interne de la gouvernance.

Université Caen Normandie — Lamri Adoui

Physicien de formation, Lamri Adoui préside l’Université Caen Normandie et, depuis janvier 2025, France Universités. Docteur en physique atomique de l’université Pierre-et-Marie-Curie en 1995, il rejoint la même année l’université de Caen, où il mène ses recherches au laboratoire CIMAP. Responsable d’équipe puis vice-président recherche de l’établissement à partir de 2012, il prend en 2015 la présidence de la Comue Normandie Université. Élu président de l’Université Caen Normandie en 2021, il est réélu en décembre 2024 pour un nouveau mandat. Son élection à la tête de France Universités lui confère depuis 2025 une dimension nationale : il est devenu l’un des principaux porte-parole des établissements universitaires auprès de l’État. Son parcours associe ainsi physique fondamentale, construction de politiques de site et représentation du système universitaire français.

Université Clermont Auvergne — Mathias Bernard

Historien du politique, Mathias Bernard est l’un des présidents d’université les plus expérimentés de sa génération. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, docteur et habilité à diriger des recherches en histoire contemporaine, il a effectué l’essentiel de sa carrière à Clermont-Ferrand. Directeur du département d’histoire puis doyen de l’UFR Lettres, langues et sciences humaines, il devient en 2012 président de l’Université Blaise-Pascal. Il conduit ensuite la création de l’Université Clermont Auvergne, qu’il préside depuis 2017, et accompagne sa transformation en établissement public expérimental en 2021. Réélu en mai 2026 pour un mandat courant jusqu’en 2031, il entame ainsi un troisième mandat à la tête de l’UCA. Spécialiste de l’histoire politique et culturelle contemporaine, il conjugue une production scientifique soutenue avec une longue expérience des transformations institutionnelles.

Université de Corse Pasquale Paoli — Dominique Federici

Informaticien, Dominique Federici préside l’Université de Corse depuis février 2020 et a été réélu pour un second mandat en février 2024. Professeur des universités depuis 2010, il appartient au laboratoire Sciences pour l’environnement, où il travaille au sein du projet consacré à la simulation informatique et aux systèmes ubiquitaires. Sa trajectoire est profondément liée à l’établissement corse. Il a dirigé le département informatique, assuré la responsabilité de plusieurs diplômes de la Faculté des sciences et techniques et occupé pendant huit ans la direction des systèmes d’information. Vice-président du conseil d’administration de 2012 à 2020, il disposait donc déjà d’une longue expérience de gouvernance lorsqu’il a accédé à la présidence. Son second mandat s’inscrit dans la consolidation d’une université dont l’identité scientifique se conjugue étroitement avec les enjeux territoriaux, environnementaux et culturels propres à la Corse.

Université Côte d’Azur — Jeannick Brisswalter

Professeur en sciences et techniques des activités physiques et sportives, Jeannick Brisswalter préside Université Côte d’Azur, établissement expérimental devenu l’une des universités françaises fortement orientées vers la recherche intensive et l’international. Ses travaux scientifiques portent notamment sur la physiologie de l’exercice, la performance et les adaptations de l’organisme à l’effort. Avant de prendre la tête de l’établissement, il a exercé plusieurs fonctions de direction dans l’enseignement supérieur niçois et participé à la structuration du site universitaire. Sa présidence s’inscrit dans un contexte de transformation institutionnelle profond, avec la constitution d’Université Côte d’Azur autour de plusieurs établissements et organismes partenaires. France Universités le recense toujours comme président en exercice en septembre 2026. Son profil associe ainsi expertise scientifique, management académique et conduite de grands projets de transformation universitaire.

CY Cergy Paris Université — Laurent Gatineau

Géographe de formation, Laurent Gatineau préside CY Cergy Paris Université depuis janvier 2023. Docteur en géographie de l’université Bordeaux 3, il rejoint Cergy en 2005 comme professeur agrégé, puis devient maître de conférences en aménagement de l’espace et urbanisme. Ses recherches portent notamment sur les mobilités, les transports et l’aménagement. Il dirige le département Gestion logistique et transport de l’IUT, puis l’UFR Lettres et Sciences humaines entre 2016 et 2020. À partir de 2020, il devient vice-président délégué à la politique d’établissement après avoir exercé des responsabilités sur le dialogue budgétaire. Son élection à la présidence intervient dans une période de consolidation de CY comme établissement public expérimental, articulant université, écoles et partenaires. Son parcours associe ainsi une expertise territoriale très directement liée aux problématiques d’un campus métropolitain et une expérience progressive de la gouvernance.

Université Polytechnique Hauts-de-France — Abdelhakim Artiba

Professeur d’informatique, Abdelhakim Artiba dirige l’Université Polytechnique Hauts-de-France, qu’il a accompagnée dans sa transformation institutionnelle. Docteur en automatique et informatique de l’établissement valenciennois et habilité à diriger des recherches par Lyon 1, il est spécialiste de recherche opérationnelle, d’aide à la décision, de génie industriel et de logistique. Ses activités scientifiques sont menées au LAMIH, unité mixte avec le CNRS, où il a notamment piloté des travaux sur l’optimisation des systèmes complexes. Son parcours comporte aussi une forte dimension internationale, avec des expériences académiques au Canada, en Belgique et comme professeur invité dans plusieurs universités européennes, nord-américaines et asiatiques. Auteur de plus de 200 publications, il a également créé et dirigé le Centre de recherches et d’études en gestion industrielle. Les sources institutionnelles le donnent toujours président de l’UPHF en septembre 2026.

La Rochelle Université — Gérard Blanchard

Écologue marin, Gérard Blanchard est revenu en janvier 2025 à une fonction qu’il connaît bien : la présidence de La Rochelle Université, qu’il avait déjà exercée de 2008 à 2016. Docteur de l’Université de Bordeaux, il complète sa formation au Marine Science Institute de l’Université du Texas avant de rejoindre le CNRS. Professeur à La Rochelle depuis 1998, il crée en 2008 le laboratoire LIENSs, spécialisé dans l’étude des littoraux. Sa carrière dépasse toutefois largement le seul monde académique. Après deux mandats présidentiels, il devient vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche et du transfert de technologie, puis s’investit dans les politiques locales de transition écologique. Réélu président par 28 voix sur 33 en janvier 2025, il revient ainsi à l’université avec un profil mêlant recherche, gouvernance académique et action territoriale.

Le Mans Université — Pascal Leroux

Informaticien et ancien étudiant de l’établissement, Pascal Leroux préside Le Mans Université. Professeur des universités en informatique depuis 2003, il a effectué une part essentielle de son parcours académique sur le campus manceau où il avait lui-même étudié. Son accession à la présidence en avril 2021 symbolisait ainsi une forme de continuité institutionnelle : l’ancien étudiant succédait à Rachid El Guerjouma à la tête de l’établissement. Ses activités d’enseignement et de recherche sont centrées sur l’informatique et les technologies numériques. Sa présidence s’inscrit parallèlement dans un environnement territorial où l’université cherche à renforcer ses liens avec les entreprises et les grands acteurs locaux, notamment dans les domaines de l’ingénierie, de l’acoustique, du numérique et de la mobilité. L’Annuaire de l’administration française le donne toujours comme président en exercice en 2026.

Université du Littoral Côte d’Opale — Edmond Abi-Aad

Chimiste de formation, Edmond Abi-Aad a pris la présidence de l’Université du Littoral Côte d’Opale en décembre 2024. Professeur des universités en chimie, il connaît de longue date les rouages de cet établissement multipolaire implanté à Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer. Avant son élection, il avait notamment exercé les fonctions de vice-président du conseil d’administration puis de vice-président de la commission recherche. Élu par 29 voix sur 33 votants, il succède à Hassane Sadok pour un mandat de quatre ans. Son arrivée marque une continuité davantage qu’une rupture : scientifique issu de l’établissement et familier de sa gouvernance, il porte un projet centré sur la recherche, l’innovation et l’ancrage territorial d’une université fortement liée aux mutations industrielles, portuaires et environnementales du littoral des Hauts-de-France.

Université de Mayotte — Abal-Kassim Cheik Ahamed

À la tête de l’Université de Mayotte depuis décembre 2022, Abal-Kassim Cheik Ahamed accompagne une institution en pleine transformation. Spécialiste de mathématiques appliquées et d’informatique, il a pris ses fonctions alors que l’établissement était encore le Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte. Son mandat accompagne ainsi une étape décisive : l’affirmation progressive d’une université de plein exercice dans un territoire où les besoins de formation supérieure sont particulièrement importants. Le parcours public disponible sur le président reste toutefois peu documenté : les sources officielles permettent d’établir sa spécialité et son mandat, mais donnent peu d’éléments sur ses fonctions académiques antérieures. Il préside aujourd’hui l’établissement aux côtés d’une équipe comprenant notamment un vice-président formation et vie étudiante et un vice-président recherche.

Université d’Évry Paris-Saclay — Vincent Bouhier

Juriste publiciste, Vincent Bouhier préside l’Université d’Évry Paris-Saclay depuis janvier 2023. Docteur en droit public, spécialiste de droit européen et international, il commence son parcours académique par des études de droit communautaire à Nantes puis à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Après une thèse consacrée à la défense commerciale de l’Union européenne, il rejoint l’enseignement supérieur et développe ses recherches sur les transformations du droit européen. À Évry, il devient doyen de l’UFR Droit et Science politique en 2016, puis vice-président de la commission recherche en 2019. Élu au conseil d’administration dès 2014, il acquiert ainsi près d’une décennie d’expérience de la gouvernance avant de succéder à Patrick Curmi. Sa présidence intervient dans un contexte particulier : celui de l’intégration croissante de l’Université d’Évry au vaste ensemble Paris-Saclay.

Université Grenoble Alpes — Yassine Lakhnech

Informaticien et mathématicien, Yassine Lakhnech préside l’Université Grenoble Alpes depuis 2020 et a été réélu en mai 2024 pour quatre ans. Diplômé de l’Université de Kiel, en Allemagne, il est spécialiste de la vérification des programmes, de la sécurité prouvable et des liens entre logique et modèles de calcul. Professeur à Grenoble, il a progressivement élargi son activité scientifique à la conduite de grands projets institutionnels. Vice-président recherche adjoint puis vice-président recherche de l’ancienne Université Joseph Fourier, il a également piloté le volet recherche et valorisation de l’Idex grenoblois. Il a participé à plusieurs projets structurants du site, dont le Labex Persyval-lab. Son parcours épouse ainsi la transformation institutionnelle de Grenoble : après avoir dirigé l’UGA née en 2020, il est devenu le premier président du nouvel établissement constitué en grand établissement.

Université Gustave Eiffel — Corinne Blanquart

Économiste spécialiste des transports et de la logistique, Corinne Blanquart préside l’Université Gustave Eiffel depuis février 2026. Docteure en économie et directrice de recherche de classe exceptionnelle, elle a consacré ses travaux au fret, à l’économie des transports puis, plus récemment, à l’économie circulaire. Son parcours professionnel est étroitement lié aux organismes qui ont précédé l’université : elle a dirigé un laboratoire puis un département de recherche à l’INRETS et à l’IFSTTAR, ainsi qu’un site devenu le campus lillois de l’établissement. Lors de la création de l’Université Gustave Eiffel en 2020, elle rejoint immédiatement sa gouvernance comme vice-présidente chargée des projets transformants et de la mission sociétale, avant de devenir première vice-présidente en 2022. Nommée présidente en 2026, elle succède à Gilles Roussel et porte notamment le positionnement de l’université sur les villes et territoires durables.

Université de Guyane — Martine Sebéloué

Électronicienne de formation, Martine Sebéloué assure depuis avril 2026 l’administration provisoire de l’Université de Guyane. Maîtresse de conférences, elle est diplômée d’une maîtrise d’électronique, électrotechnique et automatique obtenue en Guyane, puis d’un DEA en conception de circuits microélectroniques et microsystèmes à Toulouse. Elle soutient en 2000 un doctorat en électronique à l’Institut national polytechnique de Toulouse. Enseignante-chercheuse, notamment à l’IUT de Kourou, elle a rejoint en 2010 l’unité mixte de recherche Espace-Dev, consacrée notamment à l’observation des territoires et de l’environnement. Sa situation diffère de celle des autres responsables présentés ici : en septembre 2026, elle n’est pas présidente élue mais administratrice provisoire de l’établissement. France Universités indique que cette fonction a débuté le 1er avril 2026.

Université de Haute-Alsace — Pierre-Alain Muller

Professeur d’informatique, Pierre-Alain Muller préside l’Université de Haute-Alsace depuis 2021 et a été réélu en décembre 2024. Spécialiste de la modélisation des systèmes et de la métamodélisation des langages, il a construit son parcours au croisement de la recherche informatique et de l’innovation pédagogique. Avant son accession à la présidence, il a notamment exercé les fonctions de vice-président chargé de l’innovation et fondé UHA 4.0, dispositif de formation en informatique reposant sur des pédagogies par projets. Il a également coordonné plusieurs programmes d’investissement et projets de transformation pédagogique. Son profil se distingue ainsi par un intérêt marqué pour les nouvelles formes d’apprentissage et le numérique, parallèlement à ses recherches en informatique. Huitième président de l’UHA, il siège également au conseil d’administration de France Universités. Son mandat actuel court jusqu’en décembre 2028.

Université de La Réunion — Jean-François Hoarau

Économiste, Jean-François Hoarau préside l’Université de La Réunion depuis février 2025. Professeur des universités en sciences économiques, il dispose à son élection d’une solide expérience académique et de responsabilités scientifiques au sein de l’établissement. Élu par le conseil d’administration avec 21 voix contre 14, il succède à Jacques Comby, qui assurait jusque-là l’administration provisoire. Son mandat place au premier plan la singularité d’une université française implantée dans l’océan Indien : au-delà de ses missions de formation et de recherche, l’établissement joue un rôle structurant pour le développement économique, social et scientifique de La Réunion et pour les coopérations régionales avec l’Afrique australe, l’Inde et les territoires de l’océan Indien. Les prises de parole institutionnelles de 2026 soulignent d’ailleurs la volonté de renforcer simultanément l’ancrage réunionnais et le rayonnement international de l’université.

Université Le Havre Normandie — Pedro Lages Dos Santos

Économiste et pur produit de l’Université du Havre, Pedro Lages Dos Santos préside l’établissement depuis octobre 2020. Docteur de l’université en 2003, il y devient maître de conférences en sciences économiques deux ans plus tard. Son ascension institutionnelle est progressive : responsable de la licence économie-gestion, directeur du département AES-économie-gestion, responsable d’une équipe de recherche en microéconomie et politiques publiques, vice-doyen de la Faculté des affaires internationales, il devient en 2012 premier vice-président du conseil d’administration. Il occupe cette fonction pendant huit ans avant d’accéder à la présidence. Réélu très largement en octobre 2024, avec 32 voix sur 36 membres du conseil d’administration, il dispose d’un second mandat jusqu’en 2028. Son parcours illustre une gouvernance construite presque entièrement à l’intérieur du même établissement et fortement ancrée dans le territoire havrais.

Université de Lille — Régis Bordet

Neurologue et pharmacologue, Régis Bordet préside l’Université de Lille depuis 2021 et a été réélu en décembre 2025. Docteur en médecine, titulaire d’un DES de neurologie et d’une formation avancée en pharmacologie, il est professeur des universités-praticien hospitalier au CHU de Lille. Ses travaux portent principalement sur la neuropsychopharmacologie, les maladies neurologiques et les troubles cognitifs. Directeur d’une unité de recherche Inserm et acteur de plusieurs programmes européens, il a également dirigé le Centre national de gestion des essais de produits de santé. Son parcours institutionnel est tout aussi étoffé : vice-président recherche de Lille 2, puis vice-président stratégie et prospective de l’Université de Lille, il a dirigé la fondation portant l’I-Site lillois. Sa présidence accompagne depuis 2022 la transformation de Lille en établissement public expérimental associant plusieurs grandes écoles du site.

Université de Limoges — Vincent Jolivet

Informaticien, Vincent Jolivet préside l’Université de Limoges depuis janvier 2025. Maître de conférences, il appartient au laboratoire XLIM, où ses recherches sont menées au sein d’une équipe spécialisée dans la synthèse et l’analyse d’images, notamment la synthèse d’images réalistes. Son parcours combine informatique et responsabilités de management universitaire. Avant son élection, il dirigeait l’IAE de Limoges, école universitaire de management dans laquelle il exerçait des responsabilités depuis 2007. À la tête de la liste « Université en actions », largement arrivée en tête lors des élections aux conseils centraux de novembre 2024, il est élu président le 6 janvier 2025 pour quatre ans, succédant à Isabelle Klock-Fontanille. Son projet met notamment l’accent sur l’innovation, la coopération entre composantes et la mise en valeur des laboratoires de recherche comme levier d’attractivité et de développement territorial.

Université de Lorraine — Hélène Boulanger

Spécialiste des sciences de l’information et de la communication, Hélène Boulanger préside l’Université de Lorraine depuis mai 2022. Maîtresse de conférences et chercheuse au Centre de recherche sur les médiations, elle travaille notamment sur la communication des organisations, les dispositifs médiatiques et les pratiques communicationnelles locales. Avant d’accéder à la tête de l’établissement, elle avait accumulé une solide expérience de gouvernance : directrice du collegium Sciences humaines et sociales entre 2012 et 2017, directrice par intérim du campus Lettres et sciences humaines de Nancy en 2014, puis première vice-présidente du conseil d’administration à partir de 2017. Élue pour cinq ans en 2022, elle dirige l’un des plus grands ensembles universitaires français. Depuis janvier 2025, elle est également vice-présidente de France Universités, ce qui lui confère une place importante dans la représentation nationale des universités.

ComUE Université de Lyon — Nathalie Dompnier

Politiste spécialiste du vote et des pratiques électorales, Nathalie Dompnier préside la ComUE Université de Lyon depuis juin 2024. Diplômée de Sciences Po Grenoble en 1995 puis titulaire d’un DEA de sociologie politique à Sciences Po Paris, elle soutient en 2002 une thèse de science politique à l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble. Après avoir enseigné dans le secondaire puis à l’Université d’Avignon, elle rejoint l’Université Lumière Lyon 2 en 2007 comme professeure de science politique. Directrice de l’UFR d’anthropologie, sociologie et science politique à partir de 2014, elle préside Lyon 2 de 2016 à 2024, soit deux mandats successifs. Élue à la tête de la ComUE le 18 juin 2024 pour quatre ans, elle pilote désormais la coordination du site Lyon Saint-Étienne, notamment en matière de formation, de recherche, d’innovation, de vie étudiante et de stratégie scientifique commune.

Lyon 1 Université — Bruno Lina

Figure bien connue de la virologie française, Bruno Lina préside Lyon 1 Université depuis mars 2025. Médecin, docteur en médecine depuis 1990 et docteur en sciences depuis 1996, il est professeur des universités-praticien hospitalier en virologie. Chef du service de virologie des Hospices civils de Lyon, il dirige également le Centre national de référence des virus des infections respiratoires et une équipe de recherche du Centre international de recherche en infectiologie. Expert auprès de l’OMS et de différentes autorités sanitaires françaises et européennes, il s’est particulièrement fait connaître du grand public durant la pandémie de Covid-19 comme membre du Conseil scientifique. Auteur de plusieurs centaines de publications internationales, il présente un profil inhabituel parmi les présidents d’université par la visibilité de son expertise médicale. Élu le 20 mars 2025, il succède à Frédéric Fleury et conduit depuis 2026 la nouvelle identité « Lyon 1 Université ».

Université Lumière Lyon 2 — Isabelle von Bueltzingsloewen

Historienne contemporaine, Isabelle von Bueltzingsloewen préside l’Université Lumière Lyon 2. Professeure des universités et membre du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, elle est spécialiste de l’histoire de la psychiatrie, de la santé mentale et de leurs politiques publiques aux XIXe, XXe et XXIe siècles. Élue au conseil d’administration de Lyon 2 en 2016, elle entre la même année dans l’équipe présidentielle comme vice-présidente chargée de la recherche et des études doctorales, fonction qu’elle conserve ensuite sous un intitulé élargi à la science ouverte. Elle accède une première fois à la présidence en juillet 2024 après le départ de Nathalie Dompnier, puis est élue pour un mandat complet de quatre ans le 6 février 2025. Son parcours associe ainsi une spécialisation forte en histoire sociale de la santé à près d’une décennie d’expérience continue dans la gouvernance de l’établissement.

Université Jean Moulin Lyon 3 — Gilles Bonnet

Professeur de littérature française moderne et contemporaine, Gilles Bonnet préside l’Université Jean Moulin Lyon 3 et a été réélu le 7 janvier 2025 pour quatre ans. Enseignant-chercheur en lettres, il travaille notamment sur la littérature contemporaine et les transformations de l’écriture et de la lecture à l’ère numérique. Son accession à la tête de Lyon 3 illustre un profil relativement atypique dans un paysage de présidents souvent dominé par les sciences, la médecine ou le droit : celui d’un spécialiste des humanités ayant progressivement investi la gouvernance universitaire. Son mandat s’exerce dans un établissement lui-même fortement marqué par les sciences humaines et sociales, le droit, les langues et le management. La réélection de 2025 prolonge une première période à la présidence et lui permet de poursuivre les projets engagés autour de l’offre de formation, de la recherche et du positionnement international de l’université.

Université de Montpellier — Philippe Augé

Juriste publiciste, Philippe Augé est l’un des présidents d’université les plus expérimentés de France. Docteur en droit public en 1997, professeur des universités depuis 2009, il est spécialiste de droit fiscal, de procédures fiscales et de finances publiques. Son parcours de gouvernance débute tôt à Montpellier : vice-doyen de la Faculté de droit, directeur de formations, puis vice-président du conseil d’administration de Montpellier 1, il en devient président en 2009. En 2015, il conduit la fusion qui donne naissance à l’actuelle Université de Montpellier et en prend la présidence. Il accompagne ensuite l’obtention de l’I-SITE « Montpellier Université d’Excellence » et la transformation de l’établissement en université expérimentale. Réélu en décembre 2025 pour quatre ans, il inscrit son nouveau mandat dans la continuité d’une stratégie institutionnelle engagée depuis plus de quinze ans.

Université de Montpellier Paul-Valéry — Anne Fraïsse

Spécialiste de littérature chrétienne antique, Anne Fraïsse préside l’Université de Montpellier Paul-Valéry depuis janvier 2025. Professeure des universités, elle travaille sur la patrologie latine, les textes chrétiens des premiers siècles et la réception de la culture antique dans le christianisme. Son profil scientifique est ainsi étroitement lié à l’identité de Paul-Valéry, université fortement spécialisée dans les lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales. Élue présidente par le conseil d’administration le 17 décembre 2024, avec 22 voix, elle a pris ses fonctions au début de l’année suivante. Elle dirige un établissement accueillant plus de 23 000 étudiants et marqué par une forte ouverture internationale. Son accession à la présidence illustre la place importante occupée par les enseignants-chercheurs issus des humanités dans la gouvernance des universités à dominante littéraire et SHS.

Nantes Université — Carine Bernault

Juriste spécialiste de propriété intellectuelle, Carine Bernault est la première présidente de Nantes Université, créée sous sa forme actuelle en 2022. Docteure en droit en 2000, elle devient maître de conférences puis professeure des universités en 2013. Ses recherches portent sur la propriété intellectuelle, les technologies de l’information et le droit civil. Son parcours associe responsabilités scientifiques et gouvernance : première vice-doyenne de la faculté de droit en 2012, directrice de l’Institut de recherche en droit privé entre 2014 et 2017, elle devient ensuite vice-présidente chargée de la réforme de l’université puis première vice-présidente. Élue à la tête de l’Université de Nantes en 2020, elle pilote ensuite la création de Nantes Université, ensemble réunissant notamment Centrale Nantes, le CHU, l’Inserm et l’École d’architecture. Son mandat actuel court jusqu’en décembre 2026.

Nîmes Université — Benoît Roig

Chimiste, spécialiste de l’environnement et ancien rugbyman de haut niveau, Benoît Roig présente l’un des parcours les plus singuliers parmi les présidents d’université. Après son doctorat, il poursuit une carrière scientifique à l’École des Mines d’Alès, puis devient professeur des universités à l’École des hautes études en santé publique. Il rejoint Nîmes en 2013 avec pour mission de structurer la recherche de l’établissement. Il y crée la première équipe de recherche pluridisciplinaire, CHROME, puis participe à la mise en place de l’École doctorale Risques et Société. Élu une première fois président en janvier 2019, il est reconduit en 2020 puis à nouveau pour un mandat débutant en janvier 2025. Son parcours associe ainsi construction institutionnelle et développement de la recherche dans une université relativement jeune, devenue établissement public expérimental.

Université de la Nouvelle-Calédonie — Catherine Ris

Économiste spécialiste du développement, du travail et de l’éducation, Catherine Ris préside l’Université de la Nouvelle-Calédonie depuis 2021. Docteure en sciences économiques de l’Université Lyon 2, elle effectue un postdoctorat à Maastricht avant d’obtenir son habilitation à diriger des recherches à Paris-Est. Recrutée à l’UNC en 2003, elle y dirige successivement des formations, un département et le Laboratoire de recherches juridique et économique. Après un passage à l’Université d’Auckland, elle revient en Nouvelle-Calédonie et crée en 2015 l’IUT de l’établissement, qu’elle dirige pendant cinq ans. Vice-présidente chargée des partenariats à partir de 2017, elle développe notamment les relations avec les entreprises et l’entrepreneuriat étudiant. Première femme élue présidente de l’UNC en 2021, elle a été réélue en août 2025 pour un second et dernier mandat de quatre ans.

Université d’Orléans — Éric Blond

Mécanicien de formation, Éric Blond préside l’Université d’Orléans depuis 2021 et a été réélu en janvier 2025. Ancien élève de l’ENS Cachan, il est docteur en mécanique et spécialiste du comportement des matériaux soumis à des environnements sévères, notamment aux hautes températures. Après avoir enseigné à l’ESTACA, il rejoint Polytech Orléans, d’abord comme professeur agrégé puis comme maître de conférences. Il participe ensuite à la structuration de plusieurs équipes de recherche en mécanique et devient professeur des universités. Il contribue notamment en 2018 à la création du laboratoire Gabriel Lamé, commun aux universités d’Orléans et de Tours et à l’INSA Centre-Val de Loire, dont il est directeur adjoint. Réélu pour la période 2025-2029, il met en avant la recherche, l’innovation, l’insertion professionnelle et le renforcement des partenariats territoriaux et européens.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne — Christine Neau-Leduc

Christine Neau-Leduc

Professeure de droit privé, Christine Neau-Leduc préside Paris 1 Panthéon-Sorbonne et a entamé en avril 2025 son second mandat. Diplômée d’un DEA de droit privé à Montpellier, docteure de Paris 2 Panthéon-Assas en 1998, elle obtient son habilitation à diriger des recherches puis l’agrégation de droit privé et de sciences criminelles en 2003. Professeure à Paris 1 depuis 2012, elle est spécialiste de droit social, de négociation collective, de représentation des salariés et de responsabilité sociale des entreprises. Elle a dirigé le département de droit privé de l’École doctorale de droit, codirigé le Centre de droit social de la Sorbonne et exercé les fonctions de première vice-présidente chargée des affaires institutionnelles. Présidente de 2021 à 2024, elle est réélue dès le premier tour en avril 2025 pour un mandat courant jusqu’en 2029.

Université Paris Dauphine-PSL — Bruno Bouchard

Mathématicien spécialiste de finance quantitative, Bruno Bouchard préside Paris Dauphine-PSL depuis décembre 2024. Son élection possède une dimension symbolique : il est le premier président de Dauphine à avoir effectué l’ensemble de ses études universitaires dans l’établissement. Diplômé du magistère Banque-Finance-Assurance et du DEA de mathématiques appliquées, il y soutient ensuite son doctorat et devient professeur. Ses recherches portent sur la gestion des risques, l’évaluation des actifs en marchés imparfaits, le contrôle stochastique et les méthodes numériques probabilistes. Très impliqué dans les formations, il a dirigé un parcours de l’ENSAE et participé à la création d’un Executive Master en finance quantitative. Vice-président du conseil scientifique de Dauphine à partir de 2016, il accompagne pendant plusieurs années la structuration de PSL avant d’accéder à la présidence.

Université Paris-Panthéon-Assas — Stéphane Braconnier

Spécialiste de droit public économique, Stéphane Braconnier préside l’Université Paris-Panthéon-Assas. Docteur en droit public et agrégé en 1998, il est professeur à Assas depuis 2007. Ses recherches et enseignements portent notamment sur le droit administratif, les contrats publics, les marchés publics, les collectivités territoriales et le droit public de l’économie. Il a dirigé le master de droit public de l’économie ainsi que la Sorbonne-Assas International Law School et s’est également investi dans plusieurs institutions extérieures : Comité national olympique et sportif français, Agence française de lutte contre le dopage ou encore Tribunal suprême de Monaco. Élu président de Paris 2 en 2020, il a accompagné sa transformation en Université Paris-Panthéon-Assas, établissement expérimental intégrant plusieurs écoles partenaires.

Sorbonne Université — Nathalie Drach-Temam

Informaticienne spécialiste de l’architecture des processeurs, Nathalie Drach-Temam préside Sorbonne Université depuis décembre 2021 et a été réélue en décembre 2025. De formation universitaire en mathématiques, elle mène d’abord des activités d’enseignement et de recherche à Rennes 1, Paris-Sud et Inria avant de devenir professeure à Sorbonne Université en 2004. Ses travaux portent sur la conception des processeurs et l’articulation entre architectures matérielles et logiciels. Au LIP6, elle crée et dirige l’équipe ALSOC consacrée aux architectures et logiciels pour systèmes sur puce. Elle développe également plusieurs formations en informatique avant de s’investir dans la gouvernance universitaire. Sa réélection en 2025, par 23 voix, lui donne quatre années supplémentaires pour piloter une université née en 2018 de la fusion de Paris-Sorbonne et Pierre-et-Marie-Curie et devenue l’un des établissements français les plus visibles à l’international.

Université Sorbonne Nouvelle — Daniel Mouchard-Zay

Daniel Mouchard-Zay préside l’Université Sorbonne Nouvelle depuis 2026. Enseignant-chercheur, il prend la tête d’un établissement fortement spécialisé dans les lettres, langues, arts, médias et sciences humaines, récemment installé sur son campus Nation. Son arrivée intervient dans une période de renouvellement de la gouvernance universitaire, avec une nouvelle équipe présidentielle constituée autour de plusieurs vice-présidences consacrées notamment à la formation, à la recherche, à la transition écologique et à la science ouverte. Les informations biographiques détaillées disponibles publiquement sur son parcours sont toutefois encore limitées : les sources institutionnelles permettent de confirmer sans ambiguïté son élection et sa fonction actuelle, mais pas de reconstituer avec suffisamment de précision l’ensemble de sa trajectoire académique. Il convient donc, à ce stade, de ne pas aller au-delà de ces éléments vérifiables.

Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis — Arnaud Laimé

Spécialiste des littératures française et latine, Arnaud Laimé préside Paris 8 depuis mai 2025. Après une première carrière dans l’enseignement secondaire, il rejoint l’université en 2004 comme chargé de cours, devient professeur agrégé affecté dans le supérieur en 2007 puis maître de conférences en 2012. Ses recherches s’intéressent notamment à la poésie latine de la Renaissance, à la constitution du champ littéraire et à des auteurs contemporains comme Jacques Abeille. Très tôt engagé dans la gestion universitaire, il dirige l’UFR Textes et Sociétés de 2013 à 2016, avant de devenir vice-président du conseil d’administration pendant deux mandats successifs. Il prend ensuite en charge les questions immobilières et patrimoniales. Élu président le 5 mai 2025 par 21 voix sur 33, il succède à Annick Allaigre et défend le positionnement singulier de Paris 8 comme « Université des créations », associant arts, SHS, interdisciplinarité et démocratisation de l’accès au savoir.

Université Paris Cité — Édouard Kaminski

Géophysicien et spécialiste de volcanologie physique, Édouard Kaminski préside Université Paris Cité depuis juin 2023. Ancien élève de l’ENS Lyon, il rejoint Paris Diderot comme maître de conférences en 2000 après un postdoctorat à Yale, puis devient professeur à l’Institut de physique du globe de Paris en 2007. Ses recherches portent sur la dynamique des fluides géologiques, le fonctionnement des volcans et l’évolution thermique des planètes telluriques. Son parcours de dirigeant s’est construit au cœur du site parisien : directeur adjoint de l’IPGP chargé de l’enseignement, directeur de l’UFR Sciences de la Terre et des planètes, vice-président chargé de l’IdEx en 2018 puis vice-président recherche à partir de 2019. Son accession à la présidence prolonge ainsi une trajectoire étroitement liée à la construction et à la consolidation de la nouvelle Université Paris Cité.

Université Paris-Est Créteil — Pierre Wolkenstein

Dermatologue reconnu internationalement, Pierre Wolkenstein a été élu président de l’UPEC le 7 septembre 2026, au premier tour, par 27 voix sur 32. Professeur des universités-praticien hospitalier, il travaille aux Hôpitaux universitaires Henri-Mondor depuis 1992 et dirige leur service de dermatologie depuis 2018. Ses recherches sont centrées sur les maladies génétiques rares de la peau, notamment les neurofibromatoses, domaine dans lequel il coordonne depuis 2004 un centre national de référence. Auteur de près de 500 publications indexées, il a également occupé de nombreuses responsabilités scientifiques : président de la Société française de dermatologie, du Collège des enseignants de dermatologie et d’une section du Conseil national des universités. Doyen de la faculté de Santé de l’UPEC entre 2018 et 2026, il passe ainsi directement de la direction d’une composante majeure à celle de l’ensemble de l’université pour un mandat de quatre ans.

Université Paris Nanterre — Caroline Rolland-Diamond

Historienne spécialiste des États-Unis, Caroline Rolland-Diamond préside l’Université Paris Nanterre depuis juillet 2024. Docteure en histoire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle rejoint Nanterre comme maîtresse de conférences en 2006 et devient professeure en 2016 après une habilitation à diriger des recherches soutenue à l’EHESS. Ses travaux portent notamment sur l’histoire politique et urbaine américaine, les mouvements des droits civiques, le Black Power, les contestations des années 1960-1970 et le développement du conservatisme étudiant. Au sein du Centre de recherches anglophones, elle exerce six ans comme directrice adjointe avant d’en prendre la direction entre 2017 et 2020. Cette même année, elle devient vice-présidente du conseil d’administration de l’université. Élue présidente en juillet 2024, elle dirige un établissement historiquement marqué par les sciences humaines et sociales et par une forte tradition d’engagement intellectuel.

Université Paris-Saclay — Camille Galap

Biologiste devenu spécialiste de la gouvernance de l’enseignement supérieur, Camille Galap préside l’Université Paris-Saclay depuis juin 2024. Docteur en biologie de l’Université du Havre, il devient maître de conférences puis professeur des universités. Son parcours institutionnel est particulièrement dense : vice-président chargé des études au Havre, il préside l’université de 2005 à 2012 et devient parallèlement vice-président de la Conférence des présidents d’université. Il poursuit ensuite sa carrière à l’ESENESR, au CNED, puis comme recteur de l’académie de Guadeloupe de 2015 à 2018. Conseiller au ministère, il intervient également comme administrateur provisoire de l’Université Jean Monnet Saint-Étienne et de l’ENS Paris-Saclay. Nommé administrateur provisoire de Paris-Saclay en mars 2024, il en est élu président le 11 juin. Son profil est ainsi davantage celui d’un dirigeant expérimenté de l’ESR que d’un universitaire ayant construit toute sa carrière dans un même établissement.

Université de Pau et des Pays de l’Adour — Laurent Bordes

Mathématicien spécialiste de statistiques appliquées, Laurent Bordes préside l’Université de Pau et des Pays de l’Adour depuis janvier 2021 et a été réélu en avril 2025. Docteur en mathématiques de Bordeaux 1, il commence sa carrière à l’Université de technologie de Compiègne avant de rejoindre l’UPPA comme professeur en 2006. Deux ans plus tard, il prend la direction du laboratoire de mathématiques appliquées de Pau. Son parcours institutionnel s’accélère ensuite : vice-président recherche de 2012 à 2016, vice-président délégué au numérique jusqu’en 2018, puis directeur du collège Sciences et technologies pour l’énergie et l’environnement. Réélu dès le premier tour en 2025, il inscrit son second mandat dans une logique de continuité. Depuis mars 2026, il préside également le conseil de gouvernance d’UNITA, alliance universitaire européenne réunissant des établissements de plusieurs pays.

Université de Perpignan Via Domitia — Yvan Auguet

Juriste de formation, Yvan Auguet préside l’Université de Perpignan Via Domitia et sa fondation. Enseignant-chercheur en droit, il a construit une grande partie de son parcours au sein de l’établissement catalan, où il a notamment exercé les fonctions de doyen de la faculté des sciences juridiques et économiques avant d’accéder à la présidence. Une première élection intervient en 2020 ; il est de nouveau déclaré élu président par le conseil d’administration le 28 mars 2025. Son profil conjugue ainsi expertise juridique et expérience de direction d’une composante importante de l’université. À la tête d’un établissement fortement ancré dans son territoire mais aussi tourné vers la Catalogne et l’espace transfrontalier, il pilote une équipe dont les portefeuilles couvrent notamment les ressources humaines, la recherche, la formation, les relations internationales, la transition écologique, l’intelligence artificielle et la valorisation. Les actes réglementaires publiés en 2026 confirment qu’il exerce toujours la présidence.

Université de Picardie Jules Verne — Denis Postel

Chimiste organicien, Denis Postel préside l’Université de Picardie Jules Verne depuis février 2025. Professeur des universités, il est membre du Laboratoire de glycochimie, des antimicrobiens et des agroressources, une unité dont les travaux se situent au croisement de la chimie organique, des molécules bioactives et de la valorisation des ressources végétales. Son élection le 6 février 2025 intervient à la faveur du renouvellement de la gouvernance de l’établissement. Le profil de Denis Postel est ainsi celui d’un scientifique issu des sciences expérimentales, prenant la tête d’une grande université pluridisciplinaire implantée sur plusieurs villes des Hauts-de-France. À Amiens comme dans les autres pôles de l’UPJV, son mandat doit notamment composer avec les enjeux d’accès à l’enseignement supérieur dans un territoire étendu, de développement de la recherche et de maintien d’une offre universitaire de proximité.

Université de Poitiers — Virginie Laval

Professeure de psychologie du développement, Virginie Laval préside l’Université de Poitiers depuis 2020. Docteure de l’établissement en 1996, elle commence sa carrière comme maîtresse de conférences à Paris Descartes avant de revenir à Poitiers en 2001 et d’y devenir professeure en 2009. Ses travaux portent notamment sur le développement du langage, la pragmatique, les apprentissages et les usages de l’écrit numérique. Elle acquiert parallèlement une forte expérience du pilotage de formations et de projets de recherche. Élue au conseil d’administration en 2012, elle devient vice-présidente chargée de l’orientation et de l’insertion professionnelle en 2014 puis vice-présidente formation en 2016. Elle porte notamment le projet ELANS, consacré à la personnalisation des parcours et à la réussite en licence. Élue présidente en novembre 2020, elle dirige depuis un établissement historique dont les origines remontent au XVe siècle.

Université de la Polynésie française — Jean-Paul Pastorel

Juriste publiciste, Jean-Paul Pastorel préside l’Université de la Polynésie française depuis avril 2025. Docteur d’État en droit de Paris-Panthéon-Assas, il enseigne d’abord à Paris 8 et au Centre universitaire Antilles-Guyane avant de devenir maître de conférences à l’Université de Corse. Affecté en Polynésie française en 2005, il y devient professeur des universités et construit progressivement son parcours institutionnel : membre des conseils à partir de 2013, vice-président du conseil d’administration dès 2017 puis responsable des relations internationales. Ses travaux portent notamment sur le contentieux administratif, le droit des collectivités territoriales et les territoires périphériques de la République. Élu le 14 avril 2025 par 28 voix sur 29, il dirige une université dont la singularité tient autant à son implantation au cœur du Pacifique qu’à ses missions de valorisation des langues, cultures et problématiques propres à la Polynésie.

Université de Reims Champagne-Ardenne — Christophe Clément

Physiologiste végétal, Christophe Clément préside l’Université de Reims Champagne-Ardenne depuis mars 2024. Agrégé de sciences naturelles et professeur des universités depuis 2001, il a développé une expertise reconnue sur les mécanismes de défense des plantes face aux stress biotiques et abiotiques et sur le biocontrôle. Auteur de près de 200 publications scientifiques, il a dirigé pendant près de vingt ans une unité de recherche consacrée à la résistance induite et à la bioprotection des plantes. Son parcours est également celui d’un bâtisseur de collectifs scientifiques : il a créé et dirigé la Structure fédérative de recherche Condorcet, regroupant une trentaine de laboratoires et de nombreuses plateformes technologiques. Vice-président du conseil académique à partir de 2020 puis premier vice-président de l’URCA en 2022, il est élu président dès le premier tour le 21 mars 2024 pour quatre ans.

Université de Rennes — David Alis

Spécialiste de gestion des ressources humaines, David Alis est le premier président de l’Université de Rennes créée en 2023. Diplômé de l’ESC Tours et de l’IAE d’Aix-en-Provence, docteur de l’ESSEC, il rejoint l’IGR-IAE Rennes en 1998 et devient professeur en sciences de gestion en 2001. Ses recherches portent notamment sur la flexibilité des organisations, les relations de travail et les risques psychosociaux. Directeur de l’IGR-IAE dès 2004, il devient premier vice-président de Rennes 1 en 2008, avant d’en être élu président en 2016 puis réélu en 2020. Il pilote ensuite sa transformation en Université de Rennes, établissement expérimental associant notamment l’EHESP, l’ENS Rennes, l’ENSC Rennes et Sciences Po Rennes. Élu à sa tête le 2 mai 2023 pour quatre ans, David Alis possède ainsi près de vingt ans d’expérience de direction dans l’enseignement supérieur.

Université Rennes 2 — Vincent Gouëset

Géographe spécialiste des villes et des mobilités en Amérique latine, Vincent Gouëset préside l’Université Rennes 2 depuis mai 2023. Agrégé de géographie en 1986 et docteur de Bordeaux 3 en 1992, il rejoint Rennes 2 comme maître de conférences en 1993 puis devient professeur en 2003. Ses travaux portent notamment sur les dynamiques urbaines, les inégalités socio-spatiales et les mobilités, en particulier à Bogotá et Lima. Il a dirigé la composante rennaise puis l’ensemble du laboratoire Espaces et Sociétés et a siégé dans plusieurs instances scientifiques nationales, dont le Comité national du CNRS et le Conseil national des universités. Son accession à la présidence intervient après trente ans d’enseignement à Rennes 2. Son mandat, prévu jusqu’en 2027, conduit une université fortement spécialisée dans les arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales et confrontée, comme beaucoup d’établissements, à de fortes tensions budgétaires.

Université de Rouen Normandie — Franck Le Derf

Chimiste spécialiste des architectures moléculaires et supramoléculaires, Franck Le Derf préside l’Université de Rouen Normandie depuis janvier 2025. Docteur des universités d’Angers et de Saragosse en 1998, il devient maître de conférences à Angers avant de rejoindre Rouen comme professeur en 2010. Son parcours associe rapidement recherche et responsabilités collectives. Chef du département Mesures physiques de l’IUT d’Évreux entre 2012 et 2014, il dirige ensuite pendant huit ans l’IUT et le campus d’Évreux. En 2023, il devient vice-président du conseil d’administration de l’université, chargé des ressources financières, des ressources humaines et du patrimoine. Candidat unique à la succession de Joël Alexandre, il est élu en décembre 2024 et prend ses fonctions le 1er janvier suivant. Son mandat met notamment l’accent sur la coordination interne, la recherche, l’internationalisation et le dialogue entre science et société.

Université Jean Monnet Saint-Étienne — Florent Pigeon

Physicien et spécialiste de photonique, Florent Pigeon préside l’Université Jean Monnet Saint-Étienne depuis mai 2021 et a été réélu en mai 2025. Professeur des universités, il enseigne à Télécom Saint-Étienne et mène ses recherches au laboratoire Hubert Curien, qu’il a dirigé pendant dix ans, de 2006 à 2016. Sa carrière stéphanoise débute comme maître de conférences en 1994. Il contribue notamment à créer une filière d’ingénieurs en optique et vision industrielles, avant de multiplier les responsabilités institutionnelles : chargé de mission à la culture scientifique, vice-président chargé de la valorisation de la recherche puis vice-président du conseil d’administration et des moyens. Son profil associe ainsi recherche appliquée, relations avec le monde économique et longue expérience de gouvernance. Réélu pour quatre ans en 2025, il poursuit aujourd’hui la transformation de l’UJM et son insertion dans l’écosystème universitaire Lyon-Saint-Etienne.

Université Savoie Mont Blanc — Philippe Briand

Mathématicien probabiliste, Philippe Briand préside l’Université Savoie Mont Blanc depuis janvier 2025. Formé à l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, il y soutient en 1997 une thèse consacrée aux méthodes probabilistes appliquées aux équations aux dérivées partielles. Après un postdoctorat à Princeton, il rejoint Rennes 1 comme maître de conférences en 1998, avant d’être nommé professeur à l’Université Savoie Mont Blanc en 2008. Membre du Laboratoire de mathématiques, il est spécialiste d’analyse stochastique et notamment d’équations différentielles stochastiques, avec des applications en finance et en analyse. Avant son accession à la présidence, il occupait les fonctions de premier vice-président de l’université. Élu dès le premier tour le 7 janvier 2025, avec 29 voix favorables sur 33 votants, il succède à Philippe Galez pour un mandat de quatre ans.

Université de Strasbourg — Frédérique Berrod

Juriste spécialiste de l’Union européenne, Frédérique Berrod préside l’Université de Strasbourg depuis mars 2025. Professeure à Sciences Po Strasbourg depuis 2008, elle a auparavant enseigné à l’Université de Haute-Alsace puis à l’Institut des hautes études européennes. Ses travaux portent sur le marché intérieur européen, la concurrence, l’énergie, les frontières, les produits de santé, le numérique et les données. Elle a notamment créé et dirigé le master consacré au droit des produits de santé en Europe et enseigné au Collège d’Europe à Bruges. Élue pendant plusieurs mandats aux conseils de Sciences Po Strasbourg et de l’université, elle devient vice-présidente chargée des finances en 2021 sous la présidence de Michel Deneken. Élue présidente dès le premier tour le 18 mars 2025 par 19 voix, elle prend la tête d’une université à forte tradition européenne et franco-allemande, dimension directement cohérente avec son propre parcours scientifique.

Université de Toulon — Xavier Leroux

Spécialiste de langue et littérature françaises médiévales, Xavier Leroux préside l’Université de Toulon depuis 2019 et a été réélu en avril 2023 pour quatre ans. Agrégé de lettres modernes, docteur de Paris-Sorbonne en 2003 puis habilité à diriger des recherches en 2011, il est professeur à Toulon depuis 2005. Ses travaux portent principalement sur le théâtre du Moyen Âge et du début de la Renaissance, dont il réalise des éditions critiques. Son profil tranche avec celui, souvent scientifique ou juridique, des présidents des universités pluridisciplinaires : il vient des lettres et de la philologie. À la tête de Toulon, il conduit un établissement qui développe notamment ses spécificités autour de la mer, de la défense, des matériaux et du numérique. Son second mandat s’étend jusqu’en 2027 ; en juillet 2026, il a notamment signé avec l’État le contrat d’objectifs, de moyens et de performance 2026-2030 de l’université.

Université Toulouse Capitole — Hugues Kenfack

Juriste spécialiste du droit des affaires et du commerce international, Hugues Kenfack préside l’Université Toulouse Capitole depuis décembre 2020. Docteur en droit de l’établissement en 1996, maître de conférences puis agrégé des facultés de droit en 2001, il enseigne à Toulouse comme professeur depuis 2004. Ses travaux portent sur le droit des contrats, les baux commerciaux, le commerce international, l’arbitrage et la médiation. Sa connaissance de l’institution est ancienne : il a notamment été vice-président chargé du conseil scientifique entre 2007 et 2012 et a piloté plusieurs projets internationaux de formation, de la Chine au Maroc. Sa présidence est surtout marquée par la transformation institutionnelle de Toulouse Capitole : il porte le passage au statut d’établissement public expérimental, effectif au 1er janvier 2023, puis est élu président du nouvel établissement le 1er juin suivant pour un mandat de cinq ans.

Université Toulouse Jean Jaurès — Emmanuelle Garnier

Spécialiste du théâtre hispanique contemporain, Emmanuelle Garnier préside l’Université Toulouse – Jean Jaurès depuis décembre 2018. Professeure des universités et habilitée à diriger des recherches, elle enseigne au département d’études hispaniques et hispano-américaines. Ses recherches explorent les dramaturgies contemporaines, les arts de la performance, les spectacles de rue et les formes hybrides mêlant théâtre, danse et dispositifs intermédiaux. Avant d’accéder à la présidence, elle avait déjà acquis une expérience importante du pilotage académique, notamment dans le champ de la formation et au sein des écoles doctorales. Son profil est particulièrement cohérent avec l’identité d’une université spécialisée dans les lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales. Élue en 2018 à la suite d’une période d’administration provisoire, elle est toujours présidente en septembre 2026, comme le confirment les actes et l’organigramme institutionnels actualisés cette année.

Université de Toulouse — Odile Rauzy

Médecin, Odile Rauzy est la première présidente de la nouvelle Université de Toulouse, établissement public expérimental créé en janvier 2025 à partir de l’Université Toulouse III – Paul-Sabatier et de la dynamique du site toulousain. Professeure des universités-praticienne hospitalière depuis 2008, elle a réalisé l’essentiel de son parcours académique à Toulouse. Cheffe de service de médecine interne et ancienne responsable hospitalière à l’Oncopole, elle a également exercé de nombreuses fonctions universitaires : vice-doyenne de médecine Purpan entre 2016 et 2022, membre de la commission formation et vie universitaire, puis directrice du département médecine, maïeutique et paramédical de la Faculté de santé. Élue une première fois présidente de Toulouse III en janvier 2024, elle est élue le 7 avril 2025 à la tête du nouvel établissement, dont elle pilote désormais la construction institutionnelle.

Université de Tours — Philippe Roingeard

Virologue et biologiste cellulaire, Philippe Roingeard préside l’Université de Tours depuis novembre 2024. Titulaire d’un doctorat obtenu à Tours, il débute sa carrière de chercheur à Harvard avant de revenir en France et de devenir professeur des universités-praticien hospitalier en 2001. Ses travaux portent sur la morphogenèse virale, les interactions entre virus et cellules, les hépatites et la vaccinologie. Il a dirigé de 2006 à 2023 une unité Inserm travaillant notamment sur le VIH, les virus des hépatites et les virus émergents et est l’auteur de plus de 180 publications scientifiques. Inventeur avec son équipe d’un brevet de vaccin contre l’hépatite C, il a reçu plusieurs distinctions de l’Académie nationale de médecine et de pharmacie. Directeur d’école doctorale puis vice-président chargé des études doctorales, il est élu président le 29 novembre 2024 pour quatre ans.

Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines — Loïc Josseran

Médecin de santé publique, Loïc Josseran préside l’UVSQ depuis décembre 2024. Formé à Bordeaux puis à Rennes, titulaire d’un DES de santé publique, il mène d’abord une carrière hospitalo-universitaire à la Pitié-Salpêtrière avant de rejoindre l’Institut de veille sanitaire, où il travaille comme médecin épidémiologiste de 2003 à 2010. Il passe ensuite deux années au cœur de l’appareil d’État comme conseiller technique auprès de responsables ministériels chargés de la santé. Professeur des universités-praticien hospitalier à l’UVSQ depuis 2012, il devient vice-doyen puis, en 2022, doyen de l’UFR Simone Veil – Santé. Il est également engagé dans la lutte contre le tabagisme, notamment comme président de l’Alliance contre le tabac. Élu président de l’UVSQ le 2 décembre 2024, il apporte à la fonction un profil mêlant médecine, expertise en politiques publiques et direction académique.

 

 

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