Comment mieux assurer le continuum prépas-grande écoles ?

Les prépas et les grandes écoles sont-elles bien une vraie filière en cinq ans ? Ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. L’APHEC (Association des professeurs des classes préparatoires économiques et commerciales) et un groupe d’écoles de management ont planché ensemble pour que la question ne se pose plus. Leurs premières conclusions viennent d’être révélées.

Un groupe pilote. Réunies au sein du Chapitre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles, une dizaine d’écoles (Skema, ESCP Europe, Kedge, etc.) ont travaillé de longs mois avec l’Aphec pour présenter en juin leurs recommandations sur « l’amélioration du continuum CPGE / grandes écoles de management. « L’entrée dans le programme grande école est difficile pour beaucoup de nos élèves qui subissent une sorte de « dépressurisation » tout en devant s’adapter à une nouvelle pédagogie », analyse Alain Joyeux, le président de l’Aphec. « Nous voulons transformer cette rupture apparente pour que chacun puisse anticiper ce qu’il lui sera demandé dans une filière en cinq ans qui se porte bien quoi qu’on dise parfois des prépas », souligne le directeur des programmes de Skema BS, Patrice Houdayer, qui a présenté les préconisations du groupe de travail.… Lire la suite

Un nouveau directeur pour Kedge BS

Changement dans la continuité à Kedge BS puisque c’est le numéro 2, José Milano, qui succèdera le 1er septembre à Thomas Froehlicher. En tout 11 écoles de management, dont quatre des plus prestigieuses – l’Edhec, l’Essec, Kedge et Neoma -, auront ainsi changé de directeur en 2017.

José Milano, 47 ans, était jusqu’ici directeur général délégué de Kedge Business School après avoir rejoint l’école début 2016 en tant que directeur général adjoint en charge du « Corporate Development ». Il y a notamment mené le processus de définition du plan stratégique qui doit guider Kedge BS jusqu’en 2020. Diplômé de l’Ecole normale supérieure de Cachan en économie et gestion, d’un DEA de sociologie des organisations de Sciences Po, d’un DEA droit international économique et d’un magistère de droit des activités économiques de Paris-I ainsi que d’un certificat d’aptitude à la profession d’avocat du barreau de Paris, José Milano était depuis 2012 directeur des affaires sociales de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA).… Lire la suite

Sigem 2017 : neuf écoles peinent à recruter

C’est LE verdict qu’attendent chaque année avec le plus d’intérêt les écoles de management recrutant sur prépa : ont-elles fait le plein des places ouvertes et quelles sont les écoles qu’elles ont dépassé ou, au contraire, que les candidats leur ont préféré. Le tout dans le cadre d’une procédure Sigem qui a reçu cette année 10 799 candidats dont 9725 étaient admissibles et au final 7540 ont été affectés dans une école soit 96,1% des places. « Le processus a encore une fois été très efficace pour les écoles mais aussi pour les candidats qui ont obtenu pour 81,6% d’entre eux leur premier vœu – et 14,4% leur deuxième soit 96% en tout – alors que les écoles ont été plus sélectives : nous avions 100 candidats de plus cette année il y a eu moins d’admissibles et moins de classés », analyse Jean-Christophe Hauguel, président du Sigem directeur général adjoint de l’EM Normandie.… Lire la suite

Comment fonctionne le Sigem : les explications de Jean-Christophe Hauguel, directeur général adjoint de l’EM Normandie et président du Sigem

Depuis maintenant une quinzaine d’années le  Sigem est l’outil de répartition des élèves de prépas que toutes les écoles se félicitent d’avoir créé. Son président Jean-Christophe Hauguel, directeur général adjoint de l’EM Normandie, nous rappelle son mode de fonctionnement à l’aube des derniers choix des élèves.

O. R : De nouvelles écoles ont-elles fait leur entrée ou quitté le Sigem en 2017 ?
J-C. H : Nous sommes dans la stabilité. Nous gérons cette année 30 écoles puisque les ESC Clermont et Brest ont fait leur retour au sein du Sigem en 2016 et l’ISCID-Co l’a quitté. Même si elle ne recrute pas d’élèves depuis plusieurs années l’Enass garde sa place en attendant une nouvelle direction qui entérinerait sa volonté de ne plus de recruter en prépas.

O. R : Le nombre de places offertes par les écoles augmente-t-il ?
J-C. H : Le nombre de places qu’elles vont proposer se stabilise avec seulement 41 offertes en plus alors que, ces dernières années, leur nombre augmentait plus significativement.… Lire la suite

« J’ai toujours eu une forte sensibilité à l’hybridation des compétences » : Sébastien Tran (EMLV)


Directeur adjoint de l’ISC depuis 2014, Sébastien Tran a pris la direction de l’Ecole de management Léonard de Vinci (EMLV) en avril dernier. En partenariat avec l’école d’ingénieur et l’école du multimédia du site, il entend encore y renforcer l’hybridation des compétences qui caractérise ses élèves.

Olivier Rollot : Vous venez d’accéder à la direction de l’EMLV. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce poste ?
Sébastien Tran : D’abord un projet pédagogique original dans quatre dimensions : l’innovation, le digital, les soft skills et l’hybridation des compétences. J’ai toujours eu une forte sensibilité à l’hybridation des compétences que peu d’écoles ont réussi à mettre en place à une échelle comme l’EMLV.

O. R : Le digital c’est la marque de fabrique de l’EMLV ?
S. T :
C’est une dimension centrale sur un campus que nous partageons avec une école d’ingénieur, l’ESILV, et une école d’Internet et du Multimédia, l’IIM.… Lire la suite

L’Ecole de biologie industrielle racontée par celle qui l’a fondée : Florence Dufour

25 ans après sa création, l’Ecole de biologie industrielle (EBI) s’est installée dans le paysage des écoles d’ingénieurs en y cultivant sa forte spécificité : former les cadres des industries du parfum ou de la pharmacie dans tous les domaines. Rencontre avec celle qui a fondé et dirige toujours l’école : Florence Dufour.

Olivier Rollot : Vous êtes l’un des rares directeurs qui peut dire « cette école je l’ai fondée ! ». C’était en 1992. Comment vous est venue l’idée de créer l’Ecole de biologie industrielle ?
Florence Dufour : A l’époque j’étais chercheur chez Lafarge Coppée en biotechnologies. Je savais que des industriels comme L’Oréal se posaient beaucoup de questions sur leur recrutement, les profils de biologistes ou pharmaciens étant trop peu portés vers l’industrie. Il y avait donc la place pour une école dans cette spécialité. Nous nous sommes installés à Cergy parce qu’elle était à l’intersection de beaucoup de sièges sociaux et des pôles industriels de Chartres et Rouen.… Lire la suite

« Les oraux sont le seul moment où une école peut vraiment montrer qui elle est aux candidats » : Stéphan Bourcieu (BSB)

Classée première pour son accueil des candidats par le site Major Prépa depuis 2 ans, Burgundy School of Business (BSB) est une experte en passage des oraux. Les explications d’un directeur très impliqué : Stéphan Bourcieu.

Olivier Rollot : Votre progression au Sigem, le système d’affectation des élèves de prépas après les concours, a été tout à fait remarquable en 2016. Elle pourrait l’être encore cette année ?

Stéphan Bourcieu : Nous avons en tout cas enregistré une hausse de 15% des inscriptions cette année avec 3250 demandes et nous sommes l’école qui progresse le plus. Si j’en crois les statistiques de l’année dernière nous devrions avoir 2500 admis et environ 1600 devraient se déplacer pendant les deux semaines que durent les oraux. Après on ne peut pas présager combien nous rejoindrons ou nous choisirons plutôt que les trois écoles qui nous précèdaient dans le Sigem en 2016 : Montpellier BS, l’EM Strasbourg et Télécom EM.… Lire la suite

« 8% de nos étudiants sont inscrits dans ces formations bi et triple diplômantes » : Christine Gangloff-Ziegler (Université de Haute-Alsace)

Avec ses 8300 étudiants, ses huit composantes (dont deux écoles d’ingénieurs et deux instituts universitaire de technologie) et ses 14 laboratoires, l’université de Haute-Alsace (UHA) est aussi bien une université de proximité que de recherche, professionnalisante dans un environnement géographique privilégié à deux pas de l’Allemagne et de la Suisse. Sa présidente depuis 2012, Christine Gangloff-Ziegler, revient sur ses spécificités.

Olivier Rollot : Qu’est ce qui caractérise plus particulièrement l’université de Haute-Alsace ?

Christine Gangloff-Ziegler : Un triptyque professionnalisation, transfrontalier et innovation. Nous sommes par exemple l’université qui reçoit, en pourcentage, le plus d’étudiants apprentis (12%) en dehors de l’Ile-de-France. Nous sommes également la première université en ce qui concerne les rémunérations de nos diplômés en sciences et technologies. Nous portons une attention toute particulière à la construction de nos formations pour qu’elles assurent une bonne insertion professionnelle. Notre recherche se fait en liens étroits avec les entreprises, de la recherche fondamentale jusqu’à des montages pilotes pour tester ensemble des concepts.… Lire la suite

« L’exigence des classes préparatoires donne aux candidats un niveau incomparable »

Moins d’un an après son arrivée à la tête d’Audencia business school, Emeric Peyredieu du Charlat fait le point sur son projet pour une école qui fait partie des toutes meilleures, est triple accréditées (AACSB, Equis, Amba) et se diversifie de plus en plus avec des programmes bachelors et une école de communication tout en cultivant son partenariat avec Centrale Nantes et l’Ensa Nantes.

Olivier Rollot : En première année de votre programme Grande Ecole, vous recrutez exclusivement en prépas. Pourquoi ce recrutement exclusif ?

Emeric Peyredieu du Charlat : L’exigence des classes préparatoires donne aux candidats un niveau incomparable en culture générale, maitrise des langues, connaissances mathématiques, capacités méthodologiques et puissance de travail. La qualité de ce socle facilite la progression pédagogique rapide des enseignements fondamentaux du management, dispensés en première année et permet une grande qualité d’échanges entre la faculté et nos étudiants.

Ces compétences communes facilitent également l’homogénéité de la promotion, dont elles structurent l’ambiance et l’esprit et sont particulièrement appréciées par les entreprises qui recrutent nos diplômés.… Lire la suite

Gros plan sur la French Touch de l’éducation avec son créateur, Antoine Amiel

La French Touch de l’éducation est le rendez-vous incontournable de toutes les start up de l’éducation. Organisée par Learn Assembly, l’édition 2017 a lieu les 5 et 6 juillet à Paris dans les locaux de Schoolab. Son organisateur, Antoine Amiel, revient sur les enjeux d’un univers émergent qui tente de s’imposer face aux leaders américains.

Antoine Amiel

Olivier Rollot : C’est votre 6ème édition. Qui sont les visiteurs de la French Touch de l’éducation ?

Antoine Amiel : Un public très varié qui vient aussi bien du monde des ressources humaines que de l’enseignement supérieur et, bien sûr, des start-up du secteur. Ils viennent chercher des réponses au-delà du brouhaha du digital, des nouveautés constantes, des nouvelles modalités d’apprentissage qui apparaissent depuis 5 ans. La French Touch de l’éducation est un think tank éphémère qui permet les retours d’expérience et un lieu de rencontre et de networking pour des DRH et directions de la Formation qui n’ont pas l’habitude de rencontrer des spécialises de l’éducation.… Lire la suite