« L’échec scolaire pourrait se régler en 10 ans » : François-Afif Benthanane (Zup de Co)

Trop de jeunes quittent le système scolaire sans diplôme ni qualification, avec les répercussions économiques et sociales désastreuses que l’on connaît. Convaincus que le décrochage scolaire n’est pas une fatalité, Zup de Co agit depuis plus de 10 ans pour accompagner les jeunes issus des quartiers populaires. Pour poursuivre son action et accompagner un nombre croissant de jeunes, l’association vient de lancer sa nouvelle campagne de recrutement et appelle à la mobilisation 2000 étudiants bénévoles et 200 volontaires en service civique. « Si 5% des étudiants étaient mobilisés, nous pourrions réduire drastiquement le décrochage scolaire en France », explique le fondateur de l’association, François-Afif Benthanane.

Olivier Rollot (@ORollot) : En 2005 vous avez eu l’idée de monter l’association Zup de Co pour venir en aide aux élèves du collège en difficulté. Rappelez-nous dans quelles conditions ?

François-Afif Benthanane : Je suis un pur produit de l’échec scolaire. Je n’ai pas eu mon bac, mais cela ne m’a pas empêché de me lancer dans l’entrepreunariat et de créer des entreprises dans le Datamining et les technologies.… Lire la suite

« Pour réussir une fusion il faut travailler dans une démarche de co-construction » Sophie Commereuc (Sigma Clermont)

L’école d’ingénieurs SIGMA Clermont est née cette année de la fusion de deux écoles clermontoises, l’ENSCCF (chimie) et l’IFMA (mécanique) et compte 942 étudiants cette année. Sa directrice, Sophie Commereuc, trace le portrait d’une école qui veut maintenant se faire un nom.

Olivier Rollot (@ORollot) : CentraleSupélec, Mines Nantes et Télécom Bretagne ou encore CPE Lyon qui se rapproche des Mines Saint-Etienne, l’époque semble être aux fusions dans les écoles d’ingénieurs. Comment avez-vous procédé pour rapprocher vos deux écoles ?

Sophie Commereuc : Nous avons commencé à travailler ensemble début 2013 et les conseils d’administration ont approuvé la fusion en juin 2014. Un an de plus aura ensuite été nécessaire pour présenter un projet abouti et encore un an pour que l’école naisse. Il faut du temps pour réaliser une fusion car il faut que toutes les parties prenantes s’emparent du projet et se l’approprient. Les personnels, les étudiants mais aussi les alumni et les entreprises partenaires, tout le monde était convaincu de la pertinence du projet.… Lire la suite

« Burgundy School of Business c’est anglais et nous l’assumons ! » : Stéphan Bourcieu

Ne dites plus groupe ESC Dijon-Bourgogne mais Burgundy School of Business. Stéphan Bourcieu, son directeur général, nous trace le portrait d’une école qui se veut de plus en plus internationale et pas seulement en changeant de nom.

Olivier Rollot : Pourquoi devenir Burgundy School of Business (BSB) ? Jusqu’ici les écoles de management françaises sont certes devenues des « business schools » ou des « school of business » mais en gardant le nom de leur ville d’implantation. Là vous allez plus loin.

Stéphan Bourcieu : Oui Burgundy School of Business c’est anglais et nous l’assumons ! Qu’est-ce que la francophonie ? Pour nous c’est avant tout favoriser la venue en France d’étudiants internationaux qui feront ensuite rayonner la France et c’est ce que nous apporte notre nouvelle appellation.

O. R : Ce développement international va-t-il passer par des implantations à l’étranger ?

S. B : C’est une vraie interrogation que nous avons d’ailleurs inscrit dans notre plan stratégique 2017-2020.… Lire la suite

Paris 1 partie, Hesam a-t-elle encore une âme ?

Résumons : après avoir subi les départs de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), la Fondation maison des sciences de l’homme (FMSH) et l’Ecole nationale des Chartes en 2014, c’est au tour du plus important de ses membres, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, d’annoncer son départ de la Comue Hesam le 14 novembre. « Nous avons réalisé une Comue avec des établissements de grande qualité mais ce n’est pas la Comue dont j’aurais rêvé. Nous aurions dû y inclure une grande université scientifique », explique son président Georges Haddad (photo, relire l’entretien) qui, plus largement, remarque que si « la région parisienne présente la plus grande concentration au monde d’énergies éducatives, scientifiques et culturelles, au point de déséquilibrer tout le paysage, comment faire travailler ensemble des universités de très bon niveau qui ne veulent pas « comuer » ?… Lire la suite

Il faut valoriser la pédagogie !

« Trop de professeurs croient encore que le volet pédagogique de leur travail pourrait défavoriser leur carrière en obérant leur recherche. Nous devons absolument soutenir les enseignants les plus engagés dans la pédagogie », confie Najat Vallaud-Belkacem lors du colloque que consacrait le 16 novembre la Conférence des présidents d’université à « Apprendre à l’Université du 21ème siècle ». Le nouveau Programme d’investissements d’avenir devrait lui être largement consacré et porter ainsi hautes les couleurs de la pédagogie.

La pédagogie au cœur du PIA3

Après un combat que Najat Vallaud-Belkacem décrit comme « presque homérique », 300 millions d’euros vont être consacrés au développement des pédagogies dans l’enseignement supérieur dans le cadre du PIA (rogramme d’investissements d’avenir) 3. « Il faut ouvrir de larges parts d’autonomies pour permettre à l’université d’accueillir le plus grand nombre d’étudiants tout en allant vers l’excellence et cela passe par la pédagogie », assure Jean-Pierre Korolitski, membre du Commissariat général à l’investissement, pour lequel il faut « mieux différencier les cursus licence et master ».… Lire la suite

« Avec notre Bachelor, nous nous alignons sur les standards internationaux » : Frank Pacard (Ecole polytechnique)

Il y a quinze ans, l’École polytechnique proposait essentiellement un cycle d’ingénieur, dit « cycle polytechnicien ». S’il reste toujours en tête de tous les classements, ce n’était pas suffisant pour assurer la renommée de l’École dans le monde. L’X a donc développé peu à peu une formation doctorale et toute une gamme de programmes de masters et, à la rentrée prochaine, c’est un bachelor qui voit le jour. Directeur de l’enseignement et de la recherche de l’École polytechnique, Frank Pacard nous explique sa stratégie.

  • Le bachelor de l’École polytechnique sera facturé 12 000 € par an aux étudiants français ou européens et 15 000€ aux autres avec un système de bourses et d’aides organisé par la Fondation de l’École. Le coût des parcours de masters est variable mais généralement de 256€ (tarifs universitaires).

Olivier Rollot : Cela a été un événement quand vous l’avez annoncé fin 2015. L’École polytechnique lance son premier diplôme post bac, un Bachelor, à la rentrée 2017.Lire la suite

Cap sur la Chine !

CentraleSupélec, Kedge, emlyon, Skema, Ipag, Neoma… très nombreuses sont les écoles de management françaises à s’être implantées en Chine où sont également installés sept instituts franco-chinois de coopération universitaires dans lesquels sont impliquées de nombreuses universités françaises. Parmi les pionnières, l’Essca fêtait cette année les 10 ans de son implantation à Shanghai. L’occasion de revenir sur un « eldorado éducatif » toujours porteur qu’il s’agisse de s’y installer, d’y envoyer des étudiants, d’en recevoir ou ensuite de les aider à y travailler.

Les instituts franco-chinois : la « patte » française

Sept instituts franco-chinois de coopération universitaires (IFC) constituent la manifestation la plus éclatante de la volonté des autorités françaises et chinoises de développer ensemble l’enseignement supérieur. Situés à Pékin, Shanghai ou encore Tianjin, ils réunissent les compétences d’universités et grande écoles françaises et d’une université chinoise comme par exemple au sein de l’Institut franco-chinois de l’énergie nucléaire monté par Grenoble INP, les Mines de Nantes, Chimie Montpellier, Chimie ParisTech et le CEA avec l’université Sun Yat-Sen de Zhuhai (au sud-est de la Chine).… Lire la suite

« Notre très forte proximité avec les entreprises explique la très bonne employabilité de nos étudiants » : Florence Darmon (ESTP)

<strong></strong>Quand on pense bâtiment, travaux publics, on pense forcément <a href= »http://www.estp.fr/ »>ESTP Paris</a> et peu d’écoles d’ingénieurs bénéficient en France d’une telle notoriété. Mais l’ESTP c’est plus largement « l’école des grands projets » explique sa directrice, <a href= »http://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/florence-darmon-690.html »>Florence Darmon</a> qui travaille à la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique.
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<li>Située à Cachan, près de Paris, l’ESTP forme essentiellement des ingénieurs après une classe prépa (les frais de scolarité sont de 7500€ par an) mais aussi des conducteurs de travaux en 2 ans (5500€ par an) et propose des mastères spécialisés.</li>
</ul>
<em><a href= »http://blog.headway-advisory.com/wp-content/uploads/Darmon-Florence-ESTP-recadrée.jpg »><img class= »alignleft size-medium wp-image-4623″ title= »Darmon Florence (ESTP) (recadrée) » src= »http://blog.headway-advisory.com/wp-content/uploads/Darmon-Florence-ESTP-recadrée-216×300.jpg » alt= » » width= »216″ height= »300″ /></a></em>

<a href= »mailto:o.rollot@headway-advisory.com »><strong>Olivier Rollot</strong></a><strong> </strong><a href= »https://twitter.com/O_Rollot »><strong>(@O_Rollot</strong></a><strong>) </strong><strong>: Vous venez d’établir votre plan stratégique « ESTP 2030 ». Quelles vont être les grandes ambitions de l’ESTP dans les quinze ans à venir ?</strong>

<strong>Florence Darmon </strong>: Avec toutes nos équipes, nous avons effectué un travail de réflexion pendant l’été dans quatre axes : quels seront les métiers de demain compte tenu des nécessités de travailler sur le développement durable et le numérique ?… Lire la suite

Toulouse Tech : un portail pour attirer de plus en plus d’étudiants étrangers à Toulouse

Regroupés depuis 2014 dans Toulouse Tech, les huit établissements d’enseignement des sciences de l’ingénieur de l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées (ENAC, Icam – site de Toulouse, INP Toulouse, INSA Toulouse, ISAE- SUPAERO, Mines-Albi, INU Champollion, Université Toulouse III – Paul Sabatier) viennent de lancer le portail web Toulouse Tech it easy. En français et en anglais, il entend attirer et orienter les étudiants internationaux qui veulent compléter leur cursus par une formation en Ingénierie en région toulousaine. « Ce nouveau portail web traduit l’ambition de Toulouse Tech, qui entend devenir un Pôle international de formation en ingénierie de 1er plan, dans l’aéronautique, l’espace, l’agriculture et la santé », explique Alain Schmitt, coordinateur du bureau de Toulouse Tech et directeur des Mines d’Albi.

Cette rentrée, les étudiants internationaux représentent 19% du total des étudiants des établissements (2500 étudiants étrangers sur 14 000, hors doctorat). « Nous souhaitons monter à 25% en moyenne sachant qu’il y a des réalités très différentes selon les écoles et que les moins internationales vont donc pouvoir s’appuyer sur les plus ouvertes », confie Alain Schmitt.… Lire la suite

De l’importance de rendre les étudiants heureux

Apparus dans les entreprises il y a quelques années déjà les Chief Happiness Officers commencent à faire une percée dans l’enseignement supérieur avec par exemple la création d’un poste de Student Happiness Officer à la Rennes School of Business à la rentrée 2016. « Cette fonction prend toute son ampleur dans une institution offrant des parcours nombreux et diversifiés, en France et à l’étranger, qui nécessitent une réactivité permanente aux demandes d’information et d’orientation des étudiants », explique Olivier Aptel, le directeur général de l’école. Parce qu’un étudiant heureux c’est un diplômé heureux qui conseillera d’aller dans son établissement plus tard, adhérera à l’association et contribuera même peut-être à sa fondation…

Analyser la satisfaction

L’enquête que mène chaque année l’Etudiant sur la satisfaction des diplômés est en passe de devenir un indicateur majeur pour les grandes écoles de management. « C’est d’abord l’opinion positive de nos étudiants qui compte. L’enquête de « l’Etudiant » montre qu’ils ont une excellente « learning experience » chez nous », confirme Jean-Philippe Ammeux, le directeur général de l’Iéseg pour lequel « dans cette logique de satisfaction, il faut que les étudiants se sentent bien dans tous les registres et nous avons formé tous les personnels à l’interculturalité pour bien recevoir des étudiants qui viennent du monde entier ».… Lire la suite